‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 10 sur 336 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

de Imitatione Christi'. » L'auteur de ce travail nous parait avoir profondément étudié le pieux livre. Il en résume avec habileté les principaux enseignements. Malheureusement, l'œuvre se borne à des indications succinctes ; et, dans son désir de mettre à la portée des fidèles le suc de la précieuse doctrine, l'écrivain n'hésite pas à la distribuer selon la méthode adoptée par la spiritualité du dix-septième siècle. On a bien l'I. C, mais découpée et agencée à la moderne. L'harmonie n'est pas maintenue. Les pierres de l'édifice sont conservées : mais la disposition ne correspond pas à la destination2.

Est-ce le P. Sommalius qui a composé cet écrit ? En est-il simplement l'éditeur ?

Marillac a donné une traduction de ce livret, dès l'année 1621, sous le titre de « Méthode pour lire avec fruit les livres de l'Imitation de Jésus-Christ ». Mais ce n'est qu'en

1 On peut même reconnaître, entre toutes, les éditions qui reproduisent le texte de Sommalius, à l'insertion de la « Peritia », qui ne se trouve jamais dans les éditions de Rosweyde. Cependant, Cajelan a reproduit cet opuscule dans ses deux éditions de l'I. C. sous le titre : « Peritia, sive brevis epitome librorum quatuor de Imitatione Christi. » De plus, quelques éditions modernes qui ont adopté une recension de texte différente de celle de Sommalius ont reproduit la « Peritia ». On trouve dans l'I. C. de M. Fouet (Paris, in-12, 1876) une nouvelle traduction de la « Peritia » avec quelques développements.

- Après un court éloge de l'I. C, la « Peritia » établit que le pieux livre a pour but de conduire à la perfection. Puis, la « Peritia » indique : 1" ce qu'est la perfection ; la perfection, d'après la doctrine de l'I. C, c'est le mépris de soi-même, l'abnégation, la sainte indifférence, la conformité avec la volonté divine ; 20 les moyens d'arriver à la perfection : c'est la voie purgative, unitive et illuminative ; 3° les instruments de la perfection. Ils sont intérieurs, comme la grâce, la prière, l'examen, le discernement des esprits, l'élection ; ou extérieurs, comme la direction, la lecture pieuse, la retraite, la solitude, la vie Religieuse, la fréquente Communion. Ce plan ne correspond pas à un livre d'ascétisme du moyen âge, mais à un livre du temps de saint François de Sales et d'Alvarez de Paz.

j5 la doctrine du livre de I. c.

l'année 1657, que l'approbateur de la traduction attribue ce morceau au P. S..., jésuite. Il avait sans doute puisé ses renseignements dans le « Septuaginta palmae » de Heser qui cite la « Peritia », tantôt comme un ouvrage anonyme, tantôt comme une production du P. Sommalius. Le P. Heser ne dit pas l'autorité sur laquelle il appuie son attribution. Sans doute, pensait-il, le P. Sommalius ayant introduit cette étude dans ses éditions de 1 1. C, sans nom d'auteur, il faut en conclure qu'elle appartient à Sommalius. La conclusion est logique. Toutefois, le P. Rosweyde, qui a parlé assez au long de la « Peritia » dans ses « Vindicte Kempenses » (pp. 456 et suiv., édit. de 1617), ne dit nulle part que le P. Sommalius, son confrère et son ami, en soit l'auteur ; tandis qu'une traduction de 1647 l'attribue expressément à un P. François Mainfroy, de la Compagnie de Jésus1. D'autre part, des bibliographes de renom lui donnent pour auteur le P. Mocanto2, ou même Raineri.

1 Quatre livres de l' «Imitation de Jésus-Christ » Douay, Bellere, 1 647, in-32. Après la table vient : La practique du livret de r imitation de Jésus », par le R. ?• Fra*Ç™ Mamfroy^e la Compagnie de J ésus. Puis se trouve : « La vie de Thomas » par HédbTrtloswevde. Cette traduction n'est autre que cetle de Bellere (i565), augmentée de quelques pièces nouvelles.

2 (Sommervogel, Art. Mocanto, Barthélémy. Zaccaria Excursus Ltorarii, I, p. i33.) D'après ce dernier, le ms. de la « Pe-

JulesS^

sno cui nomen fecit Praxin spintualem D. N. J. C. extractam ex auréo UbelS Joannis Gersonis : Opusculum hoc, inquit, a me redartum in compendium, attribuitur communier Joann. Geronio cTncellarioPParisiensi et.secundum alios,Thomae de kemo^s Belgae Canonico Regulari : maori tamen probabilitate cred û verum iUius auctorem fuisse alium Joannem Abbatem de Gessén siv^ de Gersen, unde nominis amphibologia attnbutus nostea fuit Joanni Gersoni. . ,

P Ce passage ne se trouve ni dans la « Peritia » ni dans la

« Methodus ».

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