LIVRE CINQUIEME. o
aurons fait ; ni .si nous avons bien parlé de toutes choses =s s, nous avons bien pratiqué tous les devoirs d'un v5 table chrénem» (Rodriguez. Premier traité, chapitre r!
Quelques Rehgieux des chartreuses de la Hollande et de la Belgique s'étant pris d'un grand zélé pour ££ du grec le Chapitre général de r542 crut devofr les appeler à 'a Règle : « Ces Religieux, dit l'Ordonnance rendue fe te occasion, oublient la sainte rusticité qui convient s 'bien des gens qul ne sont plus de ce monde ; le temps qu'on eu onne pour , des de ^ rJ^££
asfure une vame curiosité en s'adonnant à l'étude du erec Nous exhortons, dans le Seigneur, tous nos Rel gieUfde se souvenu- des motifs qui les ont fut entrer dans î'Odre pu.ssent.ls ne jamais s'écarter de la simplicité cartus[en ' au heu de perdre leur temps à de pareilles études S
occupent à reproduire en eux la vie de Notreïgl leque nous a enseigné, par ses exemples et ses Ses qi Ml etau doux et humble de cœur; menant en p«twt eçons de 1 Evangile, ils pénétreront dans les secrètes profondeurs de la théologie mystique, et c'est là ce Z Z mande notre vocation. » q
Humbert de Romans consacre un chapitre entier (ch cxlvi)
a montrer les prérogatives de la vertu sur la science 2
vertu dlt le B. Humbert, l'emporte sur La scienc e p" «' £
lle-c, ne conduit pas au salut, et l'autre, oui. La science
'a science, nous rend imitateurs de Jésus-Christ La\ -us cause quelquefois du remords'; ,1 ££ £ He
'•' m. La vertu agrandit; la science sans vertu nousamoin!
i9o LA doctrine DU LlvRE DE '' °'
drit « Qu'il serait étonnant, dit le B. Humbert en terminant qu'un Religieux négligeât ponr la scence la pratique d la vertu ! » Laminent dominicain n'a pas encore epmse son sujet, et, dans les cinq chapitres qui suivent d examine !„ détail les abus dans lesquels peuvent tomber les RehgLx re ativement aux études, aux livres, aux auditeurs aux lecteurs, aux auteurs, aux controversées. Il s agit d un men spécial aux Frères Prêcheurs. Mais ,1 en ressort qu nour tout Religieux, comme pour tout chrétien .1 faut faire marcher la vertu avant la science. Que l'on s'attache par JE» spéciale à cultiver la science, il n'en est pas moins vrai qu'elle doit être toujours subordonnée a la vertu Voici de fortes recommandations du Fondateur de la
Compagnie de Jésus ;
« Ce qu'on estime le plus en un Religieux, n est m la profondeur de la science, ni les talents pour la prédication, ui tous les autres avantages naturels « bumams mais lumilitê l'obéissance et l'esprit de recueillement et de prière. C t ce qu'il faut bien donner d'abord à entendre a tous ce x qui sont reçus dans la Religion, et c'est e ce l.t qu il les faut nourrir au commencement, afin que chacun deux voyant que c'est là ce qu'on y prise le plus que c est le pan qui prennent ceux qui sont désabusés des vanités du Se et qu'il n'y a que ceux-là d'aimés et d estimes, ,1s siecie, q ../,„'* nensées et appliquent leurs soins, tournent aussitôt leurs pensées, ci <iFF -i non pas à devenir de grands hommes de ettres, ou de &- "eux" prédicateurs, mais à surpasser tous les autres en humilité et en mortification. Au reste, ,e ne prétends pas dire Z le désir de nous attirer l'estime et la bienveillance générale doive être le motif qui fasse que nous nous portions a h vertu- mais seulement que, lorsqu'on connaîtra que la ver st la seule chose qui est estimée dans la Religion, on