‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 107 sur 336 · LIVRE CINQ: IÉME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQ: IÉME

sera plus .aisément persuadé que ces, aussi la seule qui même de être. Car de cette sorte, chacun étant bien instruit du véritable chemin qu'il devra tenir, s'appliquera entiÏment à la vertu, ne songera qu'à travailler lieusem en à on avancement spirituel, et croira que tout le reste n s que van.teet ohe. » (S. Ignace de Loyola. Constit ,

Un Carme le disait avec fermeté au milieu des controverses du xvnc siècle : eontro

« Vous n'êtes en Religion, ni pour étudier, ni pour prêcher, m pour enseigner. Vous n'y êtes que pour être vn s Religieux, qui n'est pas seulement garder sa Règle Co, t.tutions et faire les actes de vertu aux occasion" : de Zs séculiers les font bien; mais d'être actuellement retatu par une occupation intérieure et attention d'esprit à Dieu cest ce qu, fait le vrai Religieux : sans cette occup- thV, ' a tennon à Dieu, le reste n'est que bien peu... dT£ s vous étiez a vous-même, vous ne voulussiez vous appliquer n, a prêcher, ni à étudier, ni à aucune occupation comme principale; mais seulement à la négociation nS ■cure faisant toutes autres choses vous y servir, corn à la meilleure partie. » (Dominique de Saint-Albert )

Ce qu, est vrai pour les Religieux, l'est aussi pour les prêtres séculiers. F

Ils ne sont point appelés d'en haut pour cultiver le doc du savon-, mais pour développer la vertu dans les ■nues p|lls encore par l'exemple que par la science

« Que les curés vivent dans leurs églises, et qu'on ne les

E :" T : nUl,e r aU,eUrS' ^'— ferment Robert de Sorbon ; et, pour démontrer l'inconvenance l'ir-

Z Tl CUrS-tr°P fréqUemeS ab— ' jl '™ " t , u, bon Iogtcten : « Le troupeau est la matière, le

P^teur h, forme. Or, dit le philosophe, séparée de la

[ forme la matière tend au néant. Si donc le pastenr sé- « loisne de son église, le troupeau, sépare de son pasteur, pég stéantit8 » Mais, répondaient quelques cure, on e que nous soyons théologiens, et nous ne pouvons le dev nir sans aller aux écoles apprendre la théologie II nous ï ut donc quitter nos églises et nous y aire remplace^ - Non pas répliquait Robert ; ces grands docteurs de Pans K profession Renseigner la théologie, ce sont des e's pleine d'orgueil, qui, dans le cours dhim .année ne « Lnent pas une âme au Sexgneur. D eux on peut (( avec la chanson :

« Blanche berbis, noire berbis, .

« Au tant mest se muers cum se vis.

de Sorbon, p, M. Hsttréttu, »^e^ V * l'Académie des Inscriptions et Belles Lett.es,

™N„S',«.eu/;Lme cette doctrine, « p»„ks ooi reste- ,Z ::Z, peoge,»»e ntescdm de „„. les 1,0,,,.»

bien vivre, ils s'égarent souvent par cela même, et ils portent aucun ou presque aucun fruit.

P « Oh ! si on employait autant de soin a extirper le vices et à semer les vertus, qu'à remuer des questions, il ne se

Page 1