LIVRE CINQUIÈME
Humbert de Romans, dans son « Explication de la Règle », (chap. exuv) donne d'admirables conseils pour écarter de couvents de Dominicains les abus de la science
Humbert commence par établir que l'étude constitue le devoir professionnel du Frère Prêcheur : « Qui connÏ l'é cat des Frères Prêcheurs, sait par là même s™' ï qu il retire du travail littéraire. Aussi ceux m , ,; g
Ordre ne s'épargnent pas a y exciJlCu 1^1 "
Toutefois ,d ne convient pas que tous les Frères Pré heurs, ...distinctement, se livrent aux hautes études Ou ls apparnennent tous à un Ordre où le travail intelleau i est un devo.r d'état. Non, ils ne sont pas tous églmen aptes a entreprendre les mêmes travaux. Les uns n'on 5 aune déposition aux sciences ; les autres en ont peu ; quel uesuns beaucoup. Il faut écarter les premiers, abso ument d s hautes études; les seconds doivent y être appliqués dis crètement et rarement; aux troisièmes, il Z Lher Tes renés à leur génie. Il serait aussi mauvais de refus à 0" n .stmetement de se livrer aux sciences, qu'il serait m vais de 1 accorder à tous.
On voit comment le sage Religieux série les classes de travailleurs Tous les Frères Prêcheurs, sans ex p on doivent se livrer à l'étude de la science sacrée. La hue ctude do.t être réservée à ceux qui ont des aptitudes spé-
Que ceux-ci d'ailleurs se gardent bien de négliger les devons de la Religion au bénéfice de l'étude. Il e°st nécessaire que le Rehg.eux so.t justifié des péchés du passé, et protégé contre les maux de l'avenir; qu'il ait dans le présent a consolation spirituelle, et dans l'avenir la joie éternelle •
cien -e o", ^ ?" ^^ " h Re,iSion' « °°° à la sç.ence Qu il est donc insensé et désavantageux à un Religieux de négliger pour l'étude les devoirs de la Religion I
Voilà la prudente et vraie subordination des devons!
S enr de FI. C. est irréprochable en ce qu il dit. Mais si on veut que sa doctrine soit complète pour des Re- £eux qui ont à se livrer a l'enseignement dn prochain, •S ajouter aux textes de son livre, des compléments
tirés du B. Humbert. ,.
' On voit maintenant ce qu'il faut penser du pre.uge q attribue à l'I. C. la haine de la science. « Le livre m est " des mains, me disait, il y a quelques années, un > distingué professeur du haut enseignement universua,re,lo.sque i'af constaté qu'il préconisait l'ignorance. » Non : l'I. C. ne recommande pas 1 ignorance-. Mais .1 est vrai de dire que notre auteur rappelle avec instance à ses Religieux leur devoir général et leur o libation professionnelle de se préoccuper surtout de la sain Lé et de ne pas s'en laisser détourner par la science
Leur travail intellectuel, il l'encourage; .1 ne veut pas qu'en aucune circonstance le démon les trouve inoccupe
Toutefois, il ne veut jamais que leur ardeur pour la science compromette leur dévotion. •
Instruits, sans doute, mais, avant tout, vertueux et dévots Il demande qu'on ampute de la science tout ce qui cause préjudice à la vertu.