LIVRE CINQUIÈME
les autres non seulement dans leurs études n'acquièrent pas de mérites et perdent leur temps devant Dieu mï qu.ls pèchent en étudiant, car ils négligent d'ord'onne
savoir e" CeLl' en 6ffet' qUC œnSiste le bo" «rf« an
On doit apprendre ,. ce qu'il faut ; 2. avec bonne inten-
scknce Pilonnant contre les dangers de la
1° Lisez cette réflexion sur le désir immodéré du savoir ■ « Cesse de désirer avec excès le savoir, parce au'on v trouve beaucoup de distraction et de déception ! Tn
Quand les règles morales de l'étude ne sont pas observées, on tombe dans la dissipation et l'illusion. Rodrigue, nalyse avec sagacité (Perf. chrét., traité II, chap. x,X) ceu décadence, dans le Religieux qui se laisse aller au dés Zmodére du savoir. Au sortir du noviciat, dit le pén nnt "icrabste, le Religieux est fervent. Dès qu'il entrera , collèges une trop grande ardeur pour les études le rend
Et l1 T ^ Ia Piét6 : fl » né^e ><* exercices o les accomplit que par acquit de conscience : c'est la dissim
10n' P-dant que la piété s'affaiblit, la science en^r
-Pire vanité. Peu à peu, il en arrive à exalter tout ce ou
apporte aux talents et au savoir, et à rabaisser tout'c
qu. touche a la vertu et a l'humilité : c'est l'illusion Yoih
Ce qui est vrai du Religieux ne l'est pas moins du prêtre -her et du simple chrétien. Tous doivent se précaution! »e. contre les entraînements de l'étude, et contenir h fougue de cette inclination comme de toute autre
Le désir de savoir est naturel. Ce désir nous porte à accomplir certains efforts. Mais tout effort qui nous porte a Sdre des satisfactions doit être réglé Tout desar et tout effort excessifs sont désordonnés. Le désir et 1 effort qui se rapportent à la science, doivent être maintenus en de sages limites, de même que ce qui se rapporte a la nourriture et au bien-être corporel. De même qu on abuse du désir et de l'effort pour les richesses, ainsi en est-il pour l'étude Le premier homme a péché non seulement parce qu'il a mangé du fruit défendu, mais parce qu'il a entrepris de toucher témérairement à la science du bien et du mal. Il faut s'abstenir de poursuivre la science avec excès. Après nous avoir prémunis contre la passion du trop savoir, notre auteur nous sauvegarde contre les connaissances
inutiles.
« Il y a bien des choses dont la connaissance sert peu,
ne sert même de rien à l'âme.
« Et il est fort insensé, celui qui poursuit quelque objet, qui n'est pas utile à son salut. » I. n, 7, 8.
Il est évident que la première de toutes les conna1Ssances que nous devons acquérir est celle qui se rapporte à notre salut. Notre fin, nos devoirs, les moyens pour parvenir a l'une et accomplir les autres, tout cet ensemble d idées et de faits, qui pour le chrétien sont compris dans la science de la religion, voilà ce qui doit nous préoccuper avant tout : car rien n'est plus nécessaire à chaque homme, que de remplir sa destinée et d'aboutir à la félicite.
Cette première science est nécessaire, mais elle doit être accompagnée d'autres connaissances. Il faut apprendre non seulement la science du salut, mais encore ce qui se rap-
porte à la profession, à la charge, à son devoir, a son état. On voit que la science nécessaire a un domaine des plus