LIVRE CINQUIEME
2° Il méprise les sciences qu'il ne possède pas
3" U ne permet pas qu'on le redresse, et s'irrite des cri tiques justes. uescn"
4" H estime avoir peu parlé, quand il a tenu les plus longs d.scours; il s'impatiente des plus brefs d sco s u ne se rapportent pas à lui. "'scours qui
sag< On am^volontiers a paraître savant, et à être appelé
tireLceP tomelr0":-1 ^ '* Sden"' C'eSt ''«H»»* ^W fre de toute élévation un su et d'orgueil : de la valeur mi
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bavoir pour tirer vanité de sa science, est chose étran^ mais non inconnue. Perse a cirW,-;^ étrange,
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dicule des savants par vanité : °
Scire tuum nihi! est, nisi scire tuum sciât aller Ion savoir ne t esr n'pn cî ♦« , a,LC1-
est rien, m ton savoir n'est connu des autres.
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LA DOCTRINE DU LIVRE DE l, 0.
nité. Mais les sophistes de parti pris sont rares; tandis qu'il «t fréquent de rencontrer des savants heureux d étaler leurs connaissances et ne laissant échapper aucune occasion d en tirer vanité. Voici un joli portrait de savant vaniteux, par saint Bernard : « Il a faim et soif d'auditeurs, à qui il puisse prodiguer des louanges sur lui-même, sur qui il puisse épancher l'abondance de ses sentiments, auprès de qui . puisse manifester ce qu'il est et combien grand .1 est A- -> ïrouvé une occasion de parler? si le discours roule sur les lettres, il met en avant l'antique et le moderne ; les sentences volent, les paroles ampoulées résonnent. 1 preven l'interrogation, il répond à des questions qui ne lui ont pas été faite:. Il pose les problèmes, il les résout d coupe la parole à ses interlocuteurs. Le signal de la fin des conversations est donné : il se plaint qu'une longue heu .sort un moment trop rapide. Il demande la permission de reprendre ir ard ses vains discours, non pour édifier, mais pour Lpaître sa vanité. Il se préoccupe bien de vous instruire ou d'être instruit par vous : il ne veut que faire connaître qu«l sait ce qu'il sait. Il disserte sur la patience 1 humilité, sur toutes les vertus, avec abondance, sans doute, mais en toute vanité. ». (De duodecim gradibus humihtat.s.)
« Pourquoi veux-tu te préférer à quelqu'un, lorsqu.l y en a tant de plus doctes que toi, et plus experts dans la
loi? » I. n> l4- , , j-
Les hommes instruits sont nombreux ; les erudits ne
T . «vant c'est-à-dire, l'homme instruit et manquent pas. Le savant, c est a ui ,
érudit, qui ajoute aux connaissances acquises avant lui, et qui aux'conùaissances de détail joint la comprehensmn d l'ensemble, le savant est rare. Parmi les savants qui os glorifier d'être le plus éminent ? Le vrai savant es modeste e équitable ; il sait ce qui lui manque, et .1 apprécie a leur