‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 114 sur 336 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

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bliothèques, où les bibliographes seuls savent se reconnaître. Il faut que l'amour de la gloire littéraire soit bien puissant dans le cœur de l'homme, pour qu'il puisse résister au spectacle des millions de volumes que nous ont transmis les siècles passés, et qui gisent dans le délaissement, l'obscurité, et la poussière. Et les plus célèbres, ceux dont les ouvrages sont encore lus, et par conséquent réimprimés, que peut leur faire une gloire posthume ? S'ils sont retombés dans le néant, ainsi que l'ont prétendu si faussement quelques-uns d'entre eux, que peut leur importer la fumée d'encens qui sur la terre s'élève autour de leur mémoire? S'ils sont, ainsi qu'il est vrai, en présence du juste Juge, que peuvent-ils souhaiter autre chose, si ce n'est que leurs travaux aient la

valeur d'un acte de vertu ? due peut leur faire le succès ?

Combien pourrait leur valoir une bonne action ?

« Dis-moi ? Où sont maintenant tous ces maîtres, que tu

as bien connus, quand ils vivaient encore, et qu'ils floris-

saient dans les Universités ?

« D'autres possèdent à présent leurs prébendes, et je ne

sais s'ils pensent à eux.

« Pendant leur vie, ils semblaient quelque chose, et

maintenant on n'en parle même plus.

« Oh ! que la gloire du monde passe vite !

« Plût à Dieu que leur vie eût répondu à leur science,

car alors ils auraient bien étudié et professé ! » I. ni, 27-31.

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