LIVRE SIXIÈME
« In tui ipsius gaude contemptu, et in mei solius beneplaato ac honore. Hoc optandum est tibi ut sive per vitam sive per mortem Deus semper in te glorificetur. » III xtix 37, 38. - « Dei honorera pure et intègre semper quarat. >> i-u. vu, 22. n
De tous ces passages il résulte que, dans le sens de l'I C la pureté d'affection consiste à subordonner toutes ses inclinations à ce que Dieu demande. Celui-là est pur oui en toutes choses, directement et indirectement, recherche Dieu et aime Dieu.
L'âme ainsi purifiée est établie dans l'état de liberté « Dans le ciel, dit Jésus à l'âme fidèle, ta volonté unie a la mienne ne désirera rien qui lui soit étranger ou particulier... tous les objets de tes désirs seront présents à la fois
corn Te0"/ m"3 ^ affeCti°nS' " kS remPKront W'« comble. » JII. xlix, 33.
La vie du fidèle sur cette terre devant, autant que possible, se rapprocher de la vie idéale du ciel, il fcut dPonc
libertatem. III. xxxvi ,3 „ "K j ad veram Puri WdiS
tum. III. xux, srEgo^oVpurUTœroVv1/"""1 « perfecsum puris mentibus. IV. xvm ,8 q X"' 2 ' aPent sen"
impurus amor in creatiiris il ,' .„ . non deploramus. III xhi fg • imn4,? ' ^am""P^ sint omnia . aliud qu*rit quam purJ Deum f xv.f0,"^-^ 8' 'V- '• * s» nisi pure Deus II v 16 n^'h„ ' 7 ' nihl1 acceptum tibi Per qua-rat. III. y i aa ^'1?^ pUre et inte8re •"•-
et inhœsitanter in me III Txxv, , ! xxx"' 8 ' sta Pure
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•»• »v. 4.1 &£ïî,m p£ ^ 'etlnt^re DePoUoffe?reP,evr ^^ agit' F -in. xxiv, 17 ; amor corda purificans. IV. xvi, 12.
qu'ici-bas la volonté de l'homme soit celle de Dieu, et que ses affections n'aient rien de particulier ni de créé. Ainsi sera-t-il établi dans la pureté.
La simplicité d'intention est la prise de possession de l'esprit humain par l'idée divine.
La pureté d'affection est l'absorption du cœur humain par le bon plaisir divin.
La pureté d'affection, c'est donc la ruine en nous de l'amour désordonné des créatures, au profit de la Divinité. C'est, en quelque manière, déblayer les inclinations des appétits inférieurs, pour mettre à la place la passion du
divin. , ,, ,
Rien de plus logique que cette nécessité de la pureté a affection « 11 en est de l'amour, dit Lansperge, comme du feu matériel, qui n'a garde de brûler un sujet qui n est pas combustible. De même la flamme de l'amour de Dieu ne peut agir dans une âme qui manque de disposition : elle prend aux sujets qui lui sont propres, et ne peut aucunement brûler en une matière qui ne lui est point préparée. Le cœur qui est encore tout immortifié, ressemble a du bois vert, ne donne point de prise au feu. Mais, après que ce cœur s'est desséché dans les souffrances, après que la mortification l'a purifié de toute l'humeur terrestre, il devient alors un sujet propre pour concevoir le feu de l'amour divin, qui, de son côté, ne désire rien tant que d en rencontrer de semblables. La mortification est donc absolument nécessaire pour parvenir à l'union divine. ». (La Milice chrétienne, 1670, in-12, p. 270.)
« La fin de la vie parfaite est une intime union avec Dieu ; mais comme Dieu habite une lumière inaccessib e, vous ne pouvez parvenir jusqu'à lui, si vous ne dissipez les ténèbres que les créatures répandent dans- votre ame.