LIVRE SIXIEME
L homme ne saurait se lier étroitement à la Divinité s'il ne s élève au-dessus des choses créées et au-dessus d 'soi même Le moindre attachement à la créature reïembeà ce petit poisson qui arrête, dit-on, les plus grands vai"eUx au miheu de leur course. C'est là le triste sort d'un fini é
. , P e Ue s unir a lui qu autant qu'elle est „nP ,r -Ve comme lui. . (Bona. Le Chemin l ciel cSp Zr)
trin'Xf d: riCCdinal f001 " font ^'-P-erPla J.
dési ent s'eleve à I " T* d'affeCti°n : « P1™ à clTnf contemplation, mais sans s'appliquer
à ce quai aut pour y parvenir. Le grand obstacle c'ë qu on s arrête aux choses extérieures et sensiblr f
géant la mortification parfaite. . I ,„ j g
retfd^'iofT r^Seigrement de "°tre Iivre - ^ Pureté d affeuion, il suffira de signaler un superbe passai
raison m obéisse en toutes choses r*I»i u 4
vainqueur de soi-même et m 2 u mond 1 tTT
de monter à ce sommet il f, , tu brules
mettre h ™„n °'"met'. '' faut commencer virilement, et mettre la cognée a la racine, pour arracher et détruire Foc e ,„c mation vers toi-même, et tout bien privé «maï-
qu. est à vaincre radicalement. ! III ","' .f"* tOUt " E' -nuenant, voulons-nous réduire toute cette doctrine
LA DOCTRINE DU LIVRE DE l. C.
de l'I. C, sur la pureté d'affection, à une formule pré-
cise? ,„ 1,
Rappelons, d'abord, les deux états de 1 homme, appelés par saint Augustin, l'état de cupidité, et celut de chante. La pureté d'affection consiste à ruiner en nous la cupidité, et à établir la charité. La charité, c'est rapporter tout a Dieu, et se contenter d'user des créatures. La cupidité, c est ramener tout à soi, et jouir des créatures'.
Ajoutons, ensuite, une autre célèbre notion de saint Augustin sur l'amour de jouissance, et l'amour d usage. ' L'amour de jouissance se repose dans son objet et y demeure sans aller plus loin : dilectio mansona ; 1 amour de simple usage passe plus avant et rapporte ce qu il aime a une dernière fin : dilectio transitoria. Aimer les cho es créées en s'y reposant et en ne les rapportant pas > a JDku, c'est ce qu'il faut mortifier en nous. Mettre sa fin dans a créature, ou jouir de soi-même, et user de Dieu, est le dernier renversement de l'ordre : Frui utend.s, et uu fru ndis Le mouvement de l'âme qui se porte a jouir de Dieu pour lui-même et à user de soi-même, de son prochain et de toute autre chose par rapport à Dieu, voila ce qu il importe de prêcher hautement, et voilà ce qu'enseigne le livre de l'I. C, fidèle interprète de l'esprit chrétien.
Ces distinctions de saint Augustin, sur la «*£*«£ charité, sur l'usage et la jouissance 1 auteur ^1.%**™ la base de la pureté d'affection : « Accordez-moi d user avec
. Les jansénistes ont tellement abusé de^^u-expre^sde cupidité et de chante, quisomfim P« m«£ . , reprendre,