LIVRE 8IXIÉME
savoir nous dévouer les uns pour les autres. «N'aie pas honte de servir ies autres pour l'amour de Jésus-Christ, » dit 1. C au hv. I, çhap. vn, 2. Ces quelques mots renferment toute la log.que du système : l'amour de Dieu, but final et moteur souverain ; l'amour des hommes, conséquence du culte suprême. ^
Assurément, personne ne saurait nier raisonnablement hnçomparab le parti que le christianisme a su tirer, au profit de 1 humanité de ses enseignements sur l'amour de Dieu. Lj es,1 fifdele au caractère essentiellement philanthropique de h foi. On y trouve des préceptes dune hauK chante. Celui qui suivrait les règles de conduite tracées par le p.eux auteur, pour gouverner nos rapports avec les hommes, observerait non seulement une morale de dévouement, mais encore pratiquerait un savoir-vivre exquis et une civilité accomplie. Toutefois, le Religieux pour lequel a été écrit notre livre, n'était pas appelé, comme la Sœur de Chante, a servir Dieu et les hommes à la sueur de son iront amsique disait saint Vincent de Paul. De là une rareté a remarquer, de préceptes sur la manière de servir le procham. L'I. C. n'a pas été écrite pour un Ordre militant I ar contre, notre livre insiste beaucoup sur la manière de vivre en communauté, de telle sorte qu'on ne cause à son procham, ni qu'on n'en reçoive, aucune souffrance
Tous les hommes n'ont pas le même caractère. Rien au contraire, n'est plus diversifié que l'humeur des hommes Les uns sont doux et calmes, les autres violents et inquiets: On voit ceux-c. mystérieux et faciles, tandis que ceux-là son deS lndls rets des contredisaMs Q c, J ^
deœs caractères s, opposés que nous sommes appelés à « Chaque homme a son penchant favori, son tour des-
prit, sa manière de penser, la pente et la «»£I*J«j£ L cœur. La nature a varié ses ouvrages, ils ont tous ulque ressemblance qui les rapproche, et quelque , carence qui les sépare : on dirait qu'autant qu il y a d hommes Z;ieqmonde,autant il y a dansce grandunrvers démodes
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conduits par d auties tessons, &uu y „r,rtl*re son
suiets à d'autres révolutions : chacun a son caractère, son naSe son tempérament, ce qu'on appelle son faible son numeur ; tous les autres penchants, comme assujetti oile asservis a cette inclination dominante nagent t tombent avec elle. » (Sermons de Neuville, éd. de i777,
t0 PoLiis-nous espérer que nous réussirons, modifier les humeurs d'autrui et à les réduire à notre volonté ^S u ne peux pas te rendre tel que tu le voud nus, comment
oarfa ts né nmoins nous n'amendons pas nos défauts. Nous ÎS que les autres soient rigidement corrigés - - " mêmes ne voulons pas être corrigés. Les larges paraissions Z o dées aux autres nous déplaisent, et cependant nous ^i; Is qu'on nous refuse ce £ nous dindon, Nous voulons qu'on re.reigne^s ^ -^ ments et nous ne souff.n u une ^ ^ ^
r^t "déW^et ses infirmités quelles qu'elles
Lien pire que toi aussi tu en as beaucoup que les autre soient, parce q c est