‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 161 sur 336 · LIVRE SIXIÈME. -Q · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME. -Q

trône l'esprit même de Notre-Seigneur dans sa vie humble et souffrante.

Vie et mœurs. - Dans l'existence mortelle de Jésus il y a deux éléments, l'intérieur et l'extérieur, c'est-à-dire' l'esprit et les actes, la pensée intime et l'existence apparente la vie et les mœurs. '

La vie intime (mores), c'est l'intention constante et accomplie de vivre pour Dieu, selon la volonté de Dieu Cette pensée unique s'est diversifiée dans la recherche des humiliations, des souffrances, du zèle pour les âmes, etc sans jamais perdre son caractère essentiel.

La vie apparente (vitam), ce sont les divers états par lesquels a passé Jésus, de la crèche de Bethléem à la croix du Calvaire, sans que l'esprit qui animait les moindres actes du Sauveur, ait jamais varié, esprit de conformité à la volonte de Dieu.

S'il nous est impossible d'imiter Notre-Seigneur selon tous ses actes extérieurs, il nous est commandé d'avoir les mêmes sentiments que lui.

^imitation de Jésus-Christ est la consommation de l'histoire de a« et de l homme. - La plus grande œuvre de la Divinité, c est, présentement, la production de l'homme ressemblant à Jésus.

La première et surexcellente œuvre de Dieu, c'est le V erbe produit en Dieu par la génération éternelle

La seconde, c'est la création du monde.

La troisième, c'est l'Incarnation du Verbe, œuvre des œuvres, miracle des miracles.

La quatrième c'est l'Eucharistie, qui prolonge l'Incarnation et ses merveilles.

î A DOCTRINE DU LIVRE DE T. C.

- l'-Folkp chargée de maintenir et de La cinquième, est 1 hghse, cnar&ee

Ressemblance et pour nous aider à lattemdre.

Tout s'emploie à ce grand dessein.

Commenta Trinité Sainte ne souhaiterait-elle pas la ressemblance de l'homme à Jésus-Christ ^

T e Père sachant que le Fils s'est humilie pour sa gloire XI' -ur le Fils soit exalté ce oui ne peu, £« £

par rUe dune vie ^^rf^ £« IpPère aimant uniquement son nis ei 11 ^ r nhlt de "s complaisances, cherche partont limage de Ïus, Ïnme vraiment chrétienne la lui renvoie avec fi-

àTe Fils ne perdant pas le souvenir de ses travaux et de

cueille les fruits de rlncar"a"°"Incarnation spirituelle dans Le Saint-Esprit coopère a 1 Inca mat o p

Ftoe du chrétien, comme il a «^^"^S^ à • -»Hp ^m le sein de la très sainte Vierge, et paru f ci œuvre es^ntiellement divine par ses lumières, ses motions et ses consolations.

due faitl'Éghse, notre mère, si cènes :rtaU«* P de saint Paul? Elle -^^ia ,^«- ^arVÏÏ ce se de'n uveau, afin que Jésus soit formé "g et ue nous revenions toujours à la' ressemblance

de notre Sauveur et Maître. « Filioli mei, quos itcrum nar tuno, donec formetur in vobis Chnstus. ' -'(Gaiat IV ) Tout 1 effort divin et humain se concentre dans l'œuvre de la ressemblance de l'homme à Jésus-Christ.

Nous sommes avertis d'imiter les actions de Jésus-Christ - Notre auteur se sépare des faux mystiques. Ils pr £ endent que pour parvenir à k hJe * * £

'' " y a pas heu de s'arrêter à l'extérieur de Jésus Chris ' aux mystères de sa vie et de sa passion • il '

*•** eux, de se dépouiller de^é tresTS Sauveur comme de toutes les autres images de ci tures; elle est, disent-ils, un obstacle à la contemphnon Plutôt qu'un secours. Us s'en tiennent a 1 mtéZ « "

LeesrvSlement deSpiritUalhéCOnduit à Une B™ -reur. Les vrais mystiques, et, à leur tète, l'auteur de l'I C

enseignent au contraire, qu'il ne faut pas séparer lexté^ neur de l'intérieur : dans le Verbe incarné, l *r s opérations sert de fondement à l'esprit qui les anirn° ?: , u ne va pa sans 1 autre; pour avoir le goût de l'un il f,„ éviter de le séparer de l'autre. '

Il en est même qui affirment, et notre pieux livre inculque partout ce sentiment, que, dans cette vie nous ne pouvons avoir un meilleur sujet, et p,us parfait, à ropo

seulement ,m P qi" ** reco'nmandé, non

co;i?uxn;ritcsommençantsetaux prog~' «* -

de ;i;!°7 ChriStUS JeSUS » est don< ^jet perpétuel delattennonde notre auteur. Il est fidèle à l'esprit chré-

^-P" va à Dieu par Jésus-Christ: « Non itur d Deum

' • • ner Chrismm. » H représente le plus pur esprit du .

de préférence à la Passion.

L'humanité parfaite en Jésus-Christ. - L'home parfait n'a existé qu'une seule fois, en la P^f ^ t

Notre-Seigneur a été homme dans toute la toice

,W i dire un composé de corps et d ame. Cette pression, c est-a-dire un c p ^ . ^ m

liature humante, unie en la F1™ conservant

Ja„s L cdnas.es «.railles, »'« i»»»" <°™ k P'*' " '"

'to'n'tal' cSÔSe de .ons !«» dons d, .Wlige.ee Je h vlmteed" «u. ■ science, ln,p«ccabl1,éa„»u,

t::;:*;i»,^«;»-^,,ne

r,„-nnr, Dieu au sixième our, eux cicc

Quand Dieu, au . firmament, les mers,

frI:;,rSiireil;.sr;,:.ed«,otaio.,.ce,,«

œuvre est bonne. »

^"Sïn't ."nS : l-dne 1 P«o,e ."»«*£,;

tenc, ^iv-u . • •■> ■ 1Til<i mes conipiai-

« Voilà mon Fils bien-aime en qui ) ai mis me

sances. » *««rnnvii et iusea parfaits

Ft en son Fils bien-aimé, Dieu approuva et ]ugc F

Et, en son rus ks vivantes nuages de

tous ceux qu il a prédestines a eue

son Fils.

[.IVRE SIXIÈME

Jésus, respiration de l'âme, suprême application. - L'air est 1 aliment de la vie : « Aër pabulum vil*, >, dit un Tcie npop thegme. L air n'est pas l'unique aIjmem £* * Ma,s ,1 est assurément le principal, et le plus indispensable On peut vtvre en se passant momentanément de boisson ou de nourriture. Il est impossible de se passer d'air mS un -seul instant. ' Iieme un

« Le Seigneur Christ, dit le prophète Jérémie, est l'haleine

m"!;6, °U2 VrSpiTus f nostri Cl»^« »

(Ihren. rv, 20.) Les plus célèbres interprètes de l'Écriture ^ Jésus est l'air que le chrétien doit respirer et expirer sans

respireTS Z T T™!™ "''^ si nous cessi° - de respirer 1 an naturel, de même mourrions-nous spirituelle

ment si nous cessions de respirer l'air surnature ^

Jésus-Chnst. Nous devons sans cesse attirer en nous e as p.rer Jésus qui vient de Dieu, afin de pouvoir ex-p re r et retourner à D.eu, Jésus devenu la respiration de no's Se Comment : Jéw, peut-il devenir notre respiration 1 ar la méditation de sa vie, par l'imitation de ses vertus par le recours à son appui tUS'

La méditation de la vie du Sauveur, en nous faisant connaître les événements extérieurs et Ipc „o > ■ ■ Sauveur, remplit notre 1^1 V ^2^1 1" science et de l'amour du Verbe incarné * h

L imitation des vertus de Jésus donne à notre volonté bm d'activité qui doit l'absorber " 'C

Le recours à Jésus, ce Jésus qui nous est proposé en oua l"é de Sauveur, de Médecin, d'Ami de IW 9 sousla forme eucharistique, tantôt sous'latrm " ^ %£ «hève de nous donner la participation de Jésus.

o LA DOCTRINE DU LIVRE DE I.' C.

Ainsi le chrétien prend-il Jésus comme l'aliment spirituel de son âme, tout occupée de ce divin objet.

L'enseignement de Jésus-Christ surpasse les enseignements des Saints 1 VI. C. n'a pu avancer, ainsi que le lui font. Se la plupart des traducteurs, que la doctrme de Jesus- Chrisi l'emporte sur celle des Saints : car es Saints ne fonqu reproduire la doctrine du Maître. Ma.s il est vrai uue l'enseignement donné directement par Jésus-Chn t Es son Évangile, ou jaillissant de la «£>%£& ceptes et des exemples du Sauveur, ou «^P™^! la révélation divine intérieure, est préférable a tous les en seignements qui viennent des hommes.

5 La doctrme de notre maître Jésus-Chnst, ^ e ^ Sam " Jure est toute divine à raison de sa source , elle es très

Se Ses utile, très certaine, et absolument la rneiUeu A, tnnres • comme il est aussi sans aucune comparaison P usa e 'le pWsavant, etle plusparfait de tousles maures sVtoufc que contient la sainte Ecriture est de nature, ainsi

pour produire ce f «"»"»"*, comm les pre-

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