LE BON PROPOS
La simplicité d'intention est le résultat que l'I C propose d'atteindre par la discipline de l'intelligence
La pureté d'affection est la mise en pratiqué de la simphcité d .mention. Le cœur discipliné qui suit les données procurées par l'intelligence bien ordonnée, est un cœur pur Mais 1 esprit ne parvient pas à faire directement exécuter son intention, et à la faire, sans intermédiaire, réaliser par le cœur en pureté d'affection.
Entre Tesprit et le cœur, entre les facultés intellectuelles et les inclinations, la vieille psychologie place la volonté qui a elle aussi, un rôle à jouer dans l'acte humain.
i il faut en croire une philosophie, aujourd'hui fort en vogue, la volonté ne serait plus la faculté de se décider en connaissance de cause. On lui retire le pouvoir de cause, pour lui laisser seulement la passivité d'une résultante
<-e n est pas à propos de la doctrine de l'I. C. qu'on peut entrer en controverse sur un si grave sujet. Il suffit de faire remarquer que notre livre s'en tient aux enseignements de
g LA DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.
la psychologie vulgaire. Il pense que, souvent, l'activité, ou puissance d'agir, se manifeste, à différents degrés, dans le corps et dans l'âme, indépendamment de la volonté. Mais le type complet de l'action est produit par la volonté, qui, seule, cause des effets réfléchis et libres.
Il en résulte que le processus.psychologique, tel qu il est compris par notre livre, processus conduisant à la volonté, peut être établi de la manière suivante :
i° L'âme est affectée par la représentation d'un objet : c'est la période d'impression et d'excitation ;
2° Quand cet objet lui paraît aimable ou haïssable, elle se propose de le rechercher ou de le rejeter ;
3° Elle délibère sur les moyens d'acquérir ou d éviter cet
1 40 Elle porte sa sentence sur le parti qu'il convient d'adopter. C'est ce que les moralistes appellent le jugement
pratique. ,
Telles sont les opérations de l'intelligence relatives a la production d'un acte humain. Nous ne disons pas que ces opérations se produisent toujours dans leur ordre logique, ni qu elles soient toujours successives, ni qu'elles soient toujours conscientes. Mais un acte complet d'intelligence est toujours composé de ces éléments. .
Jusqu'ici, ce sont l'inclination et l'esprit qui ont rempli
leurs fonctions.
Yoici maintenant les opérations de la volonté.
Bon propos. — Après le jugement pratique, c'est, ainsi que dit Bossuet, le coup du consentement. Tant que la volonté n'a pas dit son, fiât, ou son, veto, il n'y a que formation de l'acte humain; dès qu'il y a consentement de la volonté, il y a commencement de réalisation.