‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 167 sur 336 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

dTso'nf ïf1 î™f ^ C°mmencemei»; ^ même, ce que nous di ons .ce est que vous ayez la même ferveur que vous aviez quand vous VQUS ^ ^ ^.^ ^ ^ -

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point alors a servir D.eu ? Rie„ ne vous arrétai rien vous parafait difficile. Reprenez la même ardeur poursuivez toujours votre pointe avec le même courage' et de cette sorte, vous viendrez à faire de grands progrès dans la

Il faut progresser. - Bien plus. Il ne faut pas se contenter de rester sur place. Il faut progresser.

« Où sont donc ceux qui ont accoutumé de dire : « Il « nous suffit d'être tels que nous sommes ; nous ne voulons « pas et. meilleurs que nos pères; nous ne désironT li « de nous avancer, et nous ne voulons pas reculer aussi ? » cl 1 £ iT^r " " qU'ls Prétend^; «r y a-t-il

ianJerTei%qU:r,.uréatUre Se',sible ^ subsist" >™ chang r?U est écrit de 1 homme qu'il passe comme l'ombre

Bernai)6 ° 'am'liS ^ "" même état" » (Sail«

Bien que Notre-Seigneur n'eût pas de progrès à faire P-qu',1 était la perfection infinie, i, a bien voulu cep ^

stesseT, '1UX mmeS d6S marqU6S PIUS écIata«"« ^ «gesse et de vertu, à mesure qu'il paraissait en âge d'en

donner davantage. Il croissait en sagesse, en âge, en < rie devant Dieu et devant les hommes ° '

Saint Jean nous dit : « Que le juste devienne plus juste que le saint se sanctifie davantage. , Saint Paul: < £ votfe chante son de plus en plus abondante; » et ailleurs ■

Marchez dans la di.ection. » Saint Pierre : . Cro' z dans la grâce et la connaissance de Dieu. >,

Comme il n'est rien dans ce monde de stable ni de permanent, il faut nécessairement avancer dans la vertu si nous ne voulons pas reculer, et retourner en arrière : « Non pro-redi est regredi. » On cesse d'être bon, dès qu on ne travaille plus à devenir meilleur : « Ubi incip.s non fier, melior, ibi etiam desinis esse bonus. » Si on n'est pas fidèle à avancer toujours dans la vertu, dit saint Léon, on perd bientôt tout ce qu'on a acquis : « Qui non proficit, déficit; et qui nihil acquirit, nonnibil perdit. »

La vertu demande, par sa nature même, qu'on avance toujours. « Nescia virtus stare loco, » a dit un. ancien. L'Écriture la compare au soleil, qui monte ]usqu a la perfection du jour on qui décline dans les ténèbres : « Sem.ta justi quasi lux splendens. »

De là, cette conclusion de notre livre : « Chaque |our faisons quelque progrès dans le mieux. »

Pour cela, l° ne jetons point des yeux de complaisant sur ce que nous avons fait, mais sur ce qui nous reste a faire- 2° regardons-nous toujours comme des débutants de vertu'- r excitons-nous à un amour plus grand, qui nous rendra plus désireux d'acquérir la vertu : « Quanto plus amaveris, tanto plus ascendes, » dit saint Augustin.

II faut persévérer. - Il ne faut pas reculer : il faut progresser. Il fout réagir contre l'inconstance naturelle a l'homme. C'est la troisième condition de 1 effort seneux

L'état normal de l'homme, physiquement, intellectuellement, moralement, c'est la perpétuelle mobilité.

Sa vie est une succession de mouvements en tous sens. Ses 'pensées se succèdent avec rapidité, ses affections se multiplient sans relâche, ses organes se modifient incessantment.

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