LIVRE SEPTIÈME
II en résulte que la volonté de l'homme est instable et qu elle persute difficilement dans un même état
« Oh! qu'elle est grande la fragilité humaine, toujours mclmee aux .ces! Aujourd'hui tu confesses tes pé ni «demain tu en reviens à commettre ce que tu as confessé Maintenant tu te proposes de te tenir sur tes gardes une eure après tu te conduis comme si tu ne t'était n pro
Smef et P?UV°nS d°"C' >'USte titre> -ou. humilier nousmêmes, et n avoir jamais de nous aucun haut sentiment pmsque nous sommes si fragiles et si instables. » I xx„ o « Mon Fds, ne fais pas fond sur tes impressions elles
Tan rrres maintenant se ^^ *«* « < w
lant que tu vivras, tu es sujet à la mutabilité, même malgré 0., de sorte que tu te trouveras, tour à tour, gai et tris' apa.se et irrité, dévot et indévot, studieux t paSUx grave et léger. » III. xxxiv, 1. Paresseux,
« Il arrive souvent que l'homme s'agite pour oiieW c ose qu désire ; dés qu'elle est atteinte, iLmm S changer de entiment, parce que les affections ne se fixent
m S, T putôt pousseiu d'ua ob'et à »w »
« Je ne demeure pas toujours dans le même état, parce q- ,e sms soumis à une infinie variété de moment;:
de l^!r'1ÇOif ^ Sa,eS a déVeI°Ppé ridée ^ k d»0»e ae langage qui le caractérise :
«Dieu continue l'être de ce grand monde en une perpétue vicssitude, par laquelle le jour se change toujours™
u ie r empsen été> rété en automnej.auto' ;
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« Il en est de même de l'homme qui est, selon le dire des anciens, un abrégé du monde. Car jamais il n'est en un même état (Job xiv, 2), et sa vie s'écoule sur cette terre comme les eaux (II Reg. xiv, 14), flottant * ondoyant en une perpétuelle diversité de mouvements, qui tantôt 1 élèvent aux espérances, tantôt l'abaissent par la crainte tantôt le plient à droite par la consolation, tantôt à gauche par l'affliction; et jamais une seule de ses journées, ni même une de ses heures, n'est entièrement pareille a 1 autre.
« C'est un grand avertissement que celui-ci : il nous faut tâcher d'avoir une continuelle et inviolable égalité de cœur en une si grande inégalité d'accidents; et quoique toutes choses se tournent et varient diversement autour de nous, il nous faut demeurer constamment immobiles à toujours regarder, tendre et prétendre à notre Dieu. » (Introd. Dév., IV« part., chap. xni.)
Il faut combattre la tiédeur. - La tiédeur est l'état de l'âme qui ne se porte pas promptement, volontiers, au ser-
vice de Dieu.
Tiédeur, c'est relâchement de volonté. ^
Il y a tiédeur quand on n'est ni froid ni chaud, c est-adire, quand, selon le langage de l'Écriture, on se trouve entre la cupidité et la charité, entre Dieu et le monde, après avoir complètement appartenu à la charité et à Dieu.
La tiédeur est une décadence, dont la cause se trouve dans une lassitude, un dégoût, une défaillance, une maladie
de la volonté.
Si on n'a pas la même ardeur pour le service de Dieu ; si on n'a pas la même estime pour les choses de la perfection; si on n'a pas la même promptitude pour s'acquitter des plus menus devoirs de sa profession ; si on n'a pas le même me-