‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 171 sur 336 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

cenc. ,„i y rts,«. Tou, „, fa

.im,„ ,™ b„n ,ue n l„i„e, scs „,„„, , =' ""

vigilance continuelle1. » (Jauffret.)

Il n'est que trop connu que les facultés de l'homme sont sollicitées au mal par une incitation perverse h W no- nature même. L'intelligence e/2 ^

o j • ... suprême, I opposition véhémemp

au devo.r, impétuosité des sens ; la volonté se 1 "

Lr" m°lnS ^ P,US gfandS bie"S' « P>- ^s Sel

Telles sont les causes générales, inhérentes à la nature déchue, qui portent l'homme au péché On 1« - ,

sous la désignation générale de contupis^n e uHsT.

sr ::; rc!a tentton est racte- u — iônq ;; ,::

même, est donc un malheur pour l'homme, puisque c'est I,

esultante de causes intérieures dépravées 'ml ce ?J

beu ne nous devient imputable que lorsque nou l^Tot

par une libre acceptation de la volonté « Nul homme, tant qu'il vit, n'est totalement préservé tentations, car nous en avons la source en nouf nos dans la concupiscence. >» I. xm 9

La grande adversité ou tribulation du juste c'est la «nlli ctation au mal à laquelle il est sans c ss e po é Da ," ««n -tion même de sa nature. De là, cette man^e e 1 ^.te biblique, et qui ne laisse pas de jeter quelque troi

rames tous

dans l'interprétation de notre livre : tentation disant tantôt tribulation, tantôt sollicitation au mal, tantôt 1 un et 1 autre à la fois. Il n'est même pas rare que tentation sou encore prise dans le sens de désolation.

Quelle est la genèse de la tentation ?

t" Tout d'abord se présente à l'esprit la, simples cogi-

tatio ;

2° Ensuite, la, fortis imaginatio ;

3° Puis, la, delectatio;

4° Après, le, motus pravus ;

<° Enfin, l'.assensio. I. xm, 22. .-,„„„

C'est le mouvement même de l'acte de la pensée, et son

PrïidéeSsen0prrésVnte, on s'y arrête, elle éveille de la sympathie ou de l'antipathie, elle émeut, on 1 approuve. C est la période de conception.

Puis, viendra la période de la réalisation. En dernier lieu, celle de la satisfaction. La tentation est la pensée qui va de la, ample* cog.tatio, au motus pravus, en passant par la, fortis imaginatio, et la, delectatio. Quand il y a, assensio, il y a plus que tentation il y faute Tentation n'est pas péché ; mais 1 assentiment n'est plus tentation : c'est la consommation de la tentation « C'est malgré toi que tu subis les tentations, plutôt que tu ne les causes, et tant qu'elles te déplaisent et que tu résistes, c'est mérite et non perdition. » ffl. VI, 15.

La tentation est donc la condition normale et prov.den-

tielle de la vie humaine. .

La tentation est chose mauvaise en elle-même. Ma.s Dieu la permet pour que nous puissions en tirer proht .

Page 1