‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 180 sur 336 · LIVRE 8EP1 IÉMI · texte numérisé non relu

LIVRE 8EP1 IÉMI

L'I. C. en donne la raison que les Pères et les Docteurs ne manquent jamais de faire ressortir : il possède tsT cheurs et les infidèles; à quoi bon sWuperï ux > T „d t qu .1 veut s'emparer de l'âme pieuse qui fa expulsé

Le démon ne peut rien contre nous que par permission e Dieu, et avec contrepoids de grâce proportionne E Z «1 résulte que ses attaques méritent surtout le mépri!' s2 Augustin disait: « On n'est vainqueur du entTt ur S la condmon de le mépriser : Aliter enim tentator non vm -ur ms, contemnatur. » (Serm. cxxm, i„ jJZ) En deux endro.ts, notre auteur s'attache à cet enseigne

dTrilnlT 6ment " hldiqUe leSpr°Cédés de "Se démon qu ,1 faut opposer au démon, JJI. v,, et IV x- mai!

.donne même la formule des paroles qu'il onvient dW ployer pour le repousser avec ignominie.

Le monde et les occasion!. — Le démnn ^ térienrp H„ „sp -i-e oemon est une cause ex-

térieure du pèche, nous venons de le voir

Le monde, le siècle, la terre, la vie présente la nature est une seconde cause extérieure du péché '

Le monde, ce sont : i» ]es divers y terrestres. „ ,

hommes qu: recherchent les biens terrestres Les b d monde e£ ]es gens ^ monde

teU c tat ions «cessantes de péché. Il est impossible d'aller fans e monde, et de se trouver au milieu des mondains sans être incité au mal. monaains,

Les choses du monde attirent et corrompent notre cœur

:&ïïi£;'s£em discours et ,eurs «* profit Leoqrir Ies occasions dont nous *"« si —

' Or les occasions que font naître les biens et les hommes mondains ne sont pas la canse réelle de nos chutes. « Les "casions, dit notre auteur avec un sens profond ne font pas l'homme fragile ; elles montrent quel il est. » I. xvi, i S • Une des précautions les plus recommandées par les spirituels est de fuir les occasions du péché. Les occasions son les matériaux qui raniment et alimentent le eu de nos vices. La fuite des occasions n'est pas de simple couse, U elle est d'obligation rigoureuse. Pourquoi ? Parce qu il et contre la prudence de s'exposer sans raison à un grave péril, et que les occasions, notre infirmité morale étant donnée, nous mettent toujours en danger de pécher.

Mais ce n'est pas précisément la fuite des occasions eue nous prescrit le texte que nous venons d'invoquer. Il nous signale l'utilité, que nous pouvons retirer des occasions EUes nous servent de thermomètre moral Nous pouvons'avoir des passions désordonnées, diminuées supprimées oubliées. Voulons-nous reconnaître a quel point nous Tn sommes? Voyons comment nous nous comportons a eur égard. La funeste influence ne provient pas des occa- 1. Elles sont par elles-mêmes indifférentes. Nous voyon bien l'ambitieux ne faire aucune attention a ce qui ne le conduit pas au pouvoir ou aux honneurs. Les occasions ou n se rapponent pas à sa passion dominante sont pou S comme si elles n'existaient pas. Les occasions ne son dangereuses qu'à raison de l'attrait que nous avons pou Ï Efl es ne' font pas notre fragilité. Elles la signalent et h mesurent. Quand nous sommes exposés aux occas.ons, orpouvons reconnaître à quel degré nous en sommes dek vie morale : est-ce à l'état de désordre d amoindrissement, de suppression, d'oubli de nos habitudes vicieuses? Un jour, une personne de bien se trouva exposée a une

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