LIVRE SEPTIÈME
devons croire que Dieu fortifiera notre faiblesse, nous cou,
TL dX::P°Ur S°Utenir ]CS — * -s ennemis et les vaincre, et nous conserver même au milieu des
flammes comme des salamandres, sans brûler; mai si vou
y allez de vous-même, sans considération, et sans pes
ou vous allez, par une certaine impétuosité de na ure
laquelle la passton donnera le mouvement, et que néan moms vous nerez , un bon , q e nean
malheur. » (Saint-Jure, liv. III, chap. vm )
La prudence exige donc la fuite des occasions et s'il est nécessaire de s'exposer aux occasions, une prépara ^
On „e peut, en effet, disposer son existence de telle manière qu on ne soit souvent obligé de s'exposer LT casions du monde. " P aux oc"
Voici la préparation que recommande notre auteur • « Personne ne se produit sûrement, que celui Qu "a;m a rester caché. Personne ne parle sûrement que celui m se tait volontiers. Personne n'est sûrement au S£Z que celui qui se tient volontiers au-dessous des aût e Pef' sonne ne commande sûrement, que celui ; obéir volontiers. Personne ne se'r uit £ , £ ^ft™ '= témoignage d'une bonne conscience. » I « i " Tout ce passage de l'I. C. est à méditer ' L enchaînement des idées est des plus serrés T •„„ commence par établir le danger des JS££££™£ ajoute qu'on ne peut affronter avec sécurir' des hommes, qu'après s'être lon te^ p]i t"™^
r te qUI resuite delà formation morale, quelle peut, être ? Ce n est qu'une sécurité imon-f-m* «„i a ■ jours accompagnée d'inquiétude de ^^'.^ ** »* Remarquons les conditions requises "par notre auteur
e£ LA DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.
pour la sécurité des personnes qui veulent affronter les occasions du monde. Elles y ont à se produire, à parler a être honorées, à commander, à se réjouir. Ce sont les diverses conditions qu'elles doivent y rencontrer. Pour ne pas succomber aux sollicitations inévitables, il ne faut se hasarder dans le siècle, qu'après s'être formé à la retraite, au silence, à l'humilité, à l'obéissance, à la maîtrise de ^-meme-
En d'autres termes, il ne faut aller au milieu de la bataille du monde, qu'après s'être bien préparé à soutenir
le combat.
L'I C a déjà dit : « L'homme sent bien qu il ne peut V avoir ici-bas pleine sécurité, ni paix parfaite. .1. xn, 9; Elle revient ici même sur cette doctrine si exacte et si expérimentale, qu'il faut toujours opérer son salut avec tremblement, que les plus grands Saints a ont ,amais ete impassible, ni impeccables, qu'il ne faut pas s exposer imprudemment au péril, que nous devons tou,ours être inquiets et vigilants. §
Lors donc que, précédemment, notre auteur vient d enseigner la manière de sûrement se produire somment parler° sûrement présider, etc., maintenant, il rectifie ce que on langage .pourrait avoir de trop absolu. Il fait observer que la sécurité dont il est question n'es, que relative On n'arrive jamais ici-bas à pouvoir répondre de soi-même. .Le saint jouira seulement d'une confiance en Dieu, me ee d appréhension, ce qui est une sorte de sécurité imparfaite.
Nous devons avoir cette conviction toujours présente a l'esprit, que nous sommes en danger, en nous demandant si nous n'allons pas présomptueusement - devant des occasions dangereuses. Est-ce que nous veillons avec assez de prudence sur nos lectures, nos relations, nos démarches, nos occupations ?