‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 189 sur 336 · LIVRE SEPTIÈME. - ç · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. - ç

Que, peut-être, l'auteur de l'I. C. s'est servi d'expressions inexactes dont il serait peu légitime de se prévaloir • mais de la a en faire un janséniste, il y a loin.

« Nous avons de grandes obligations aux Saints des premiers s.èc es, dit un judicieux écrivain, de nous avoir communique leurs plus belles connaissances, par le moyen des excellents écrits qu'ils nous ont laissés ; mais, outre que ceux qui les ont suivis jusqu'à nous ont augmenté ces connaissances, en y joignant quantité de belles lumières qu'ils ont puisées des mêmes sources que les premiers, ils ont reconnu de plus une nécessité indispensable de traiter plus particulièrement «en détail ce qui n'avait été compris que sous des propositions générales ou indéfinies, et d'expliquer plus clairement, par des termes propres et singuliers, ce que les premiers avaient exprimé par des termes ou confus, ou équivoques, ou trop vastes. Ils ont très sagement distingué dans leurs expressions, les choses qui étaient d'ellesmêmes distinguées en leur espèce; et, nous faisant concevoir séparément les pensées de notre esprit, les agitations de notre cœur et les mouvements de notre volonté, ils nous ont appris que les seuls derniers sont dépendants de notre volonté et que nous pouvons bien approuver ou désapprouver les autres comme il nous semblera bon, mais qu'il n est pas en notre pouvoir d'empêcher qu'ils ne se forment et qu ils ne se fassent ressentir. C'est ce qu'il faut principaement savoir, pour conserver la paix de l'âme, et ne pas se troubler ou se décourager dans les oppositions et les contractions que nous expérimentons souvent dans nousmêmes II feut donc se tenir à ce que ces derniers nous ont Jt sur les matières dont nous traitons, car ils ont appris de

eau ? aU,trer« y, °nt a'°Uté d6S usions qui ôtent beaucoup de difficultés, et qui apprennent à entendre dis-

,,gg LA DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.

crètement ce qu'ont dit les auteurs anciens et même la sainte Écriture. C'est en quoi saint François de Sales a excellé. « (Le Masson. Introduction a la vie intérieure et parfaite. Avis au lecteur.)

On ne saurait mieux faire comprendre qu il ne faut pas exiger d'un auteur du moyen âge la précision de langage, et les distinctions de théologiens, écrivant sur la grâce après les fécondes controverses des trois derniers siècles . Tout au plus peut-on lui demander de ne pas contrarier l'enseignement général et les conclusions acceptées par l'Église. C'est précisément ce qu'a observe 1 auteur de

« L'auteur de l'I. C, écrivant un livre de piété, ne s'est point astreint à la rigueur théologique qui est nécessaire

Lgusfin, qui excelle , entre tous les *^« -jp'^K^uvoir

*Zœ£S£ti^^£2&. .es pé.agiens, c?es -à-aîre Jes ennemis de la grâce se ^servis. »

occasions : « La question u CL,<"" t\.ffi ,.i. aue je nos lours, rétiques ne faisant pas les mem s d fficulte que « ) ^

les Pères croyaient qu'on entendait leurs paroles sens, et ils parlaient avec plus de serante. s (L- L <~o

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