LIVRE 6EPTIÊME
neur, de qu, 1 on veut bien dépendre sans réserve, un corps
de pratiqnes, d'exercices prescrits par une règle à laque
on s est consacré. C'est ce que pratiquent les Religieu
et ce qUl consmue l'observance monastique. Ces fbsS
vances faohtent l'exercice de la perfection et y condu sent Plus s m : ce som prédeux moyem ^ 7 ^ ndu,
mais elles ne sont pas la perfection même. Celle-ci con jste dans l'abondance de la charité. Abraham dit saint Augustin était plus parfait que ne le sont la plupart de vierges chrétiennes. Le grand Docteur cite encore' S mp d une emme mariée, dont la vertu était supérieure àTeîle de la plupart des Religieux de son temps
entÏT' larcligion.co"-te surtout dans l'adoration
ce „?" , en ' alnSi qUe Ie dit J^-Christ, et
ce ne sont pas toujours ceux qui multiplient les observancesexténeures qui sont les plus avancés dans la perS nom Neanmoms, il n'est pas de religion sans pratiques de Pete . ,1 nest même pas possible d'imaginer la réalité d un culte purement spirituel.
^eLST/r Piété ïf PbS imP°"a^s, les seules nécessaires de 1 Éghse, se réduisent à la prière, au sacrifice et aux sacrements. "cnnce
La prière est un instinct et un devoir de l'homme Lorsque nous rencontrons des forces supérieures qui noS écrasent lorsque nous nous débattons contre une pu is nce mvica le oui nous entraine, lorsque nous sommes' e ri par la douleur physique ou morale, notre âme se tourne ~«:vement vers la Divinité, dernier refuge de notre espérance La pnere nest pas seulement un mouvement nature ,e le est aussi un devoir; nous avons a rendre hommage a Dieu nous avons à lui exposer nos besoins. Enfin N pnère est intermédiaire qui maintient l'âme en rappel
constant avec la Divinité. L'oraison est le principal procédé ascétique qui relie l'humanité à Dieu, par 1 application de nos facultés spirituelles à leur objet suprême.
Le sacrifice est un acte essentiel de la religion. S il se confond avec l'acte de la prière, en tant qu il exprime, comme ce dernier, la dépendance humaine et la souveraineté divine, il ne laisse pas néanmoins de conserver un caractère propre dans l'immolation de la victime par un sacrificateur, caractère qui dénote l'idée d'expiation. Le sacrifice de la loi nouvelle est le plus complet et le plus élevé que l'esprit humain puisse concevoir. Sanglant au Calvaire il se renouvelle sans cesse, par le moyen du sacerdoce, d'une manière pacifique, bien que souverainement
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Les sacrements sont les signes sensibles qui communiquent la grâce ; entre tous les sacrements, le plus grand et celui auquel tous les autres peuvent se rapporter suivant la profonde vue de saint Thomas d'Aquin, est 1 Eucharistie. Dans l'Eucharistie se résume tout le culte, prière, sacrifice, sacrements, comme toute la religion elle-même aboutit a un seul fait, l'Incarnation.
L'I. C. suppose l'existence de ces trois moyens de pertection spirituelle. ■ , ,
Rien n'est plus propre à faire comprendre le caractère du pieux auteur que sa conduite à l'égard de la prière. L ouvrage n'est presque qu'une prière non interrompue. Il est tel chapitre, de la troisième partie surtout, qui ne contient que des formules de prières d'une onction merveilleuse. Toutefois, on chercherait vainement dans 1 ouvrage entier les éléments d'une théorie de 1 oraison. La « Peritialibelli » groupe habilement un certain nombre de textes afin d'échafauder un système embrassant la prepa-
LIVRÉ 8EPTIÉME.
ration la méditation, le colloque, avec leurs diverses parties. Dans sa préoccupation, l'analyste a ramené de force le système de I. C. au système des auteurs modernes oui ont traité de 1 oraison. Cependant, II. C. n'indique nulle part quelle est sa théorie de la prière. Il faut prier, prier souvent, pner toujours, c'est le résumé de l'enseignement du livre. Comment faut-il prier ? De combien de parties se compose la prière ? Quelle est la différence de la méditaion, de la prière vocale et de l'oraison ? Quels sont les différents effets de a prière ? Tous ces sujets que les spirituels des derniers siècles ont traités avec une si grande subtilité que le P. Alvarez de Paz a si magistralement élucidés dans un traite specal, que la controverse entre Bossuet et Fénefon a poussés, peut-on dire, jusqu'à leurs dernières limites ne sont pas même effleurés dans notre livre. Nous nous trouvons en présence d'une doctrine simple, indépendante rL r> t10"' lnsoucieuse des règles et des pré-
e t s'H ;<HeSt f T" m°nUment hé™^> ne l'oublions Jas, et, s il est bon de le juger par comparaison avec les documents élabores par les scolastiques, il ne faut pas essayer de le a,re entrer dans le cadre savant et minutieux dressé pour des œuvres d'autre venue. Non, l'I. C. n'a pas eu le dessein de nous faire connaître la théorie de la prière, car nous ■ ë pouvons pas un chapitre où il en soit traité spécialement. En rapprochant les uns des autres les textes qui se rapportent a ce sujet important, il ne paraît pas que l'auteur an eu une autre pensée que celle-ci : Il faut vivre en pen- «t a Dieu le plus qu'il est possible, et, d'ailleurs, récïïr exactement les prières d'obligation
Mes e Le livre indique les raisons de l'établissement du Sacrifice, et rappelle que l'immolation du Calvaire en est le
, Li DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.
point de départ : « Toutes les fois que tu célèbres de nouveau ce Mystère et que tu reçois le corps de Jésus-Christ, autant de fois tu traites l'œuvre de la Rédemption et deviens participant de tous les mérites de Jésus-Christ. En effet, la charité de Jésus-Christ ne diminue jamais, et jamais ne s'épuise la grandeur de sa propitiation. C'est pourquoi tu dois t'y disposer par un renouvellement incessant d'esprit et méditer attentivement ce grand Mystère de salut. Il doit te paraître aussi grand, nouveau, et agréable, quand tu célèbres ou entends la Messe, que si, ce jour-là même, Jésus-Christ, descendant pour la première fois dans le sein de la Vierge, devenait homme, ou, suspendu à la croix, souffrait et mourait pour le salut du monde. » IV. n, 24. — Ailleurs, l'I. C. établit que le chrétien doit, lui aussi, participer, 'en qualité d'hostie, au sacrifice de la Messe : « Comme je me suis, les mains étendues en croix et le corps dépouillé, moi-même spontanément oflert à Dieu le Père pour tes péchés, en telle manière qu'il ne restait rien en moi qui ne fût passé tout entier dans le sacrifice du divin apaisement, ainsi dois-tu t'offrir toi-même à moi, volontairement et chaque jour, à la Messe, en oblation pure et sainte avec toutes tes forces et affections, le plus intimement que tu peux. » IV. vm, 1 . - Mais les textes purement spéculatifs sont rares. L'I. C. va toujours au but pratique, ne s'arrêtant guère à théoriser. Le pieux livre enseigne au prêtre et au simple fidèle les dispositions qu'ils doivent apporter à la célébration de la Messe et à la Communion : il ne leur parle pas longtemps des profondeurs du Mystère. Bien célébrer la Messe, bien communier, afin que, par le bon usage du Sacrifice et de l'Eucharistie, on arrive au renoncement et à l'amour, voilà quelle doit être la principale préoccupation du chrétien.