‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 195 sur 336 · LIVRE SEPTIÈME. ., o · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. ., o

du livre Ainsx de Sacy substitue, au titre du chapitre m« du hvre IV : « Qu'il faut communier souv () , / ° »

-vantes : « Comme l'âme pieuse doit trouver d'aT sainte Communion sa force et sa joie. » Le titre du chapitre x< du même livre : « Qu'on ne doit pas se dispenser facilement de la sainte Communion, » a été changé e„ celui-ci : « Du fruit de la sainte Communion, et qu'on ne doit pas s'en dispenser sans un sujet légitime. »

Que faut-il penser d'une semblable interprétation ? Notre pieux auteur autorise-t-il les jansénistes à attaquer la Cornmunion fréquente ?

En toute question qui touche de près ou de loin à la conduite humaine, il n'est pas suffisant d'énoncer un principe gênerai. Il faut de plus descendre à l'application, «S que commencent les difficultés. La théorie est simple ,e plane dans les hauteurs de l'absolu. Mais la pratique do se débattre avec la complexité des diverses circonstances! temps de heu, de personne, de condition, de charge de dignité, d'où jaillissent des difficultés qui ne peuvent être résolues par l'énoncé d'un principe général.

Voyez ce qui se passe en médecine. Demandez à un médecin ce qui est préférable, de prendre beaucoup ou peu de mouvement II n'hésitera pas à vous répondre, d'une I

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nature saine et d un tempérament droit, et non de corps

P ces dans une situation exceptionnelle. Il constitue un a on du corps hum dans ,es condidons

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leuis .apports avec ce type idéal, il prononce sur leur con-

g2 [.A DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.

venance ou leur disconvenance, en général, sans tenir compte des variations et des changements qui peuvent se produire. Ainsi les choses se passent-elles pour les principes de politique et de morale.

Appliquons cette vue à la conduite spirituelle des âmes. Et pour ne pas sortir de notre sujet, demandons à un médecin spirituel s'il est bon de communier fréquemment ; il ne manquera pas, à cette question générale, de répondre par la réponse générale qu'il faut communier le plus fréquemment possible Ml ne considérera que les ra.sons de l'institution de l'Eucharistie, et il supposera une âme dans les dispositions nécessaires pour recevoir cette nourriture divine. Il sait bien qu'il y a des circonstances où sa réponse «e sera pas bonne. Mais l'exception ne détruit pas la règle. Et pour établir une règle, il doit considérer la fin de 1 institution et l'usage ordinaire. Et c'est ce que IL C. a fait en établissant l'utilité de la Communion fréquente d après 1 institution du Sauveur.

Mais après avoir établi la règle générale, il faut aller plus loin et marquer plus en détail les catégories spéc.ales des

. Saint Ambroise souhaitai! qu'on «^™^^M et dans les instructions fanes aux néophytes su ^es "^s^ Pater en venant à ces paroles . « Donnez nous * j notre pain quotidien, » l'Evêque leur disait : << Si c est le pam

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