LIVRE SEPTIÈME. „ o
de va„Ité « dégoïsme! Ah! soyez un jour frappé d'une e mcelle d amour véritable et vous saurez ce qu'est l'attrai que 1 Ég se vous recommande, et l'amour saura vous fi comprendre l'amour !
tielÏ rÏTS T uéflM '°nS Pf UnC recomm-dation essentielle. Il est indubitable que le chrétien doit souvent s'approcher de la Table sainte ■ et c'est don, ~~ ? Père, H„ ™„ -i i r ' ns cette vue <3ue 'es 1 ères du concile de Trente ont exhorté à la fréquente Communion et ont témoigné le désir que chacun des fidè es eut une pureté de mœurs assez parfaite pour pouvo mêle -us les jours se nourrir dignement du? corp's du Sauve" Mus, comme e remarque le pape Benoît XIV, ils se sont abstenus avec beaucoup de sagesse de donner sur cel a une règle générale, sachant bien qu'on n'en peut donner aucune que relativement à l'état, à la dévotion et à la charité de chacun en particulier. Cependant, le simple fidèle ne s en rapportera-t-il qu'à ses propres lumières pour faire ce
trz t ? ? A D;eu ne/aise : Ven™ et i?nus- -
«a trop faciles et deviendraient trop funestes. Il est des guides et des juges en Israël. Consultez, sur le nombre de vos Communions, leur zèle et leur sagesse. Quelle que soit eu. deasion, soumettez votre jugement, faites taire vos
répugnances, marchez dans la simplicité du cœur, vous soueaant que la voie la plus sûre, celle qui ne trompe et „ -
gare jamais, c'est la voie d'obéissance. Assurément, il n'est pas utile de démontrer la sagesse de
ces présentons de l'Eglise. Nous savons par avance qu'elle
ne peut rien ordonner que de sage, de vénérable, dVdigne
G,;mnunfn,n;.DieU-Néanm0inS ,es ***• **** m I i H " CqUente S01U £nCOre telIeme" Permis, au ™ eu de nous, non seulement par les souvenirs d'une erreur qu. a régné longtemps en notre pays, mais encore par
,g6 LA DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.
la pente de notre nature si aisément encline à l'inconstance, oJil ne nons semble pas superflu d'insister quelque peu.
Remarquons d'abord qu'en facilitant l'accès de la Table sainte paï la largeur de ses prescriptions, l'Eghse ne lèse pas a sainteté de Dieu. - Oh ! certes, s'il s'agissait de ne e evor son Dieu que dans une âme digne de lu, et qu, don pourrait le recevoir ? Marie, elle-même, c est-a-d.r , le type de la pureté et de la sainteté humaine, ne s écnanelk pas : D'où me vient cet honneur? - Mats prenez ardeVêtre plus exigeants que Dieu ^-^^ ne demande pas une sainteté proportionnée a la sienne, tn • établissant la divine Eucharistie, il n'a pas oublie, il ne le pou au pas, les intérêts de sa gloire et les exigences de sa sainteté , mais il a surtout eu égard à notre impuissance «.
. ,. Qui voudrait permettre qu'on unit à^or «corps je ne dis pas un membre mort ou P^j^^^^c qui "ésus-Christ [refait, difforme ? Comment Pense^eX unio^avec son corps puisse souffrir qu on fasse une parei pourtant ce que
Sdorable dans cet augus "Sacrement t. « P dis dans
vous faites, W* ™™ s^ pffi véniels, auxquels vous tJ^^r^S^L ulcères/des taches, des
d'accord qu il n est pas absolu™em . n>a;t pas sa consoeur commun.er dignement, .pW» n perïection ch-c- Jience souillée, et ou on ""de smee e ment P ^
tienne. Ce divin Sacrement est « jss, b en ^ bien
malades, qu'une viande d ç euse pour ^
un lait pour 'es enff"'qdU5U"Ve^r que, pour n'en pas étouf- Mais aussi on ne peut pas d ^onve^r- ^er ^Pchariger le remède fer la vertu., et ne pas s m ettre en dang ^ m* w
en poison, il ne faille trayai er, v la vl£ r,
^uel^fa'rcfque ^tiïZV^ Si °" ^ "' ^
LIVRÉ SEPTIÈME. ç>
^ sa sainteté ; i, ^ouiuZ^S £". "T ' ^ notre faiblesse. g de plus à cause de
Ainsi la Communion fréquente ne «„nif u •• • à Dieu elle nW «,c ^ U etre lnJuneuse
'eu, eue n est pas davantage nuisible à notre W
Comprenons-le bien : la Communion n'est ]r s un/ ~
pense promise et offerte à h vert,, ,'1 ' reC°m'
et sûr d'arriver à la ve rt E l n'es IT ""^f""
jours en vous les mêmes inclinât ons 1 s n ê "e "imoe T'" tions, les mêmes misères Vo.,« ». i Imperfec-
tort. Ne pouve7-vous na, ' n,T P ^ PeUt"être à
éprouver les effets d r .reConnaître et les sentir,
i,ent plu! ££ Ï^S^S*^ °" n.r meilleur sans y prendre garde S^ s ^ cZ mumon fréquente n'augmente dis J °m~
personne n'osera le prétend! elLLr S^* "" m°inS' Au plus défavorablefson i on6 K^TT" *»*
et à les conserver. Et n'est-ce nas 7 I ^"^
SZ ce Pas là un grand avantage ?
Kïa; ivs'cc? t- w «-»-
traués, L.ège, fn-iî, ,773; p. 3*0° ei-Ue" abrc^c de divers
„gg LA DOCTRINE DU LIVRE DE I: 0.
Ooêrer le bien, voilà le plus désirable ; mais éviter le mal, voilà le plus nécessaire. Et combien de fois la Communion fréquente ne préserve-t-elle pas des péchés graves et ne d.ssuide-t-elle pas de nous exposer à des occasions dangereuses ? « Communiez souvent, nous dit saint François de Sa'es : si vous êtes parfaits, pour l'être toujours et s. vous êtes imparfaits, pour cesser de l'être; si vous êtes forts, pour ne pas devenir faibles, si vous êtes faibles, pour devenir forts » Mais l'avantage des Communions fréquentes n influe pas seulement sur notre état de moralité et sur notre de-ré de justice chrétienne. Qu'ils sont salutaires leurs effets sur notre cœur ! Qui de nous n'a été sujet aux sécheresses, aux répugnances, aux tentations, aux tristesses intérieures : De je ne sais quels bas-fonds de notre âme s élevaient des miasmes lourds et malsains qui obscurcissaient notre intelligence et endormaient notre volonté. Une étrange torpeur un indéfinissable dégoût, envahissaient tout notre Le Nous nous traînions misérablement le long du devoir et de la vertu, incertains si nous n'allions pas, dans 1 épais brouillard qui nous environnait, aboutir à quelque précipice Mais Dieu est bon ! parce que nous avons compris qu'au milieu de ces épreuves, la Communion nous était plus nécessaire, il nous a récompensés de notre confiance.
Us macérations. - Il est inutile de faire observer que l'auteur de 11. C. menait, comme un véritable moine qu il était, une vie de mortification.
« Arme-toi en homme de cœur contre la malice diabolique ; mets un frein à la gourmandise, et tu réprimeras plus facilement toute inclination de la chair » I. ra, 17. « Châtie maintenant ton corps par la pénitence, afin qu'alors tu sois capable d'avoir une confiance -certaine. » I. xxiii, 34.