‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 199 sur 336 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

des plaintes sur une telle sujétion alourdissante. C'est une spintualisation de l'être humain.

Quoi qu'il en soit, il n'apparaît en aucune circonstance,

coroorel^ T°Ta C kS PratiqUeS de k ™°"incation corporelle extraordinaire.

pensée! V6rS Ll- m°rtificati0n intéri<^ que se tourne sa

S'agit-il de se préparer à quelque fête ? Il faut y apporter une disposition intime plus recueillie.

« Nous devons prendre des résolutions de fête en fête tn ces époques de dévotion, nous devons mener une vie

I L ïx"? Se' ^ 8arder PlUS Strktement toute observance. .

Notre auteur rappelle qu'on peut prévenir les peines' de autre vie par la pénitence. Quelle pénitence? La pénitence spi„tuelle : « Il a un grand et salutaire purgafoire, homme patient, qui, recevant des injures, gémit de 1 malice d autrui, etc. » I. xxiv, 15.

En telle sorte que, pour 17. C, la mortification extérieure çons.ste d abord, à garder les sens extérieurs, la vue louie, le tact le goût, l'odorat, comme les portes par les^ quelles les sollicitations mondaines et terrestres entrent dans es âmes. Les sens émeuvent l'âme, ébranlent la volonté et la sollicitent a 1 amour désordonné. Tout chrétien doit exercer une sévère vigilance sur ses sens

Non seulement il faut garder les sens extérieurs : il faut encore, dans l'esprit de 17. C, regarder les austérités présentes par l'Eglise, la Règle; et les Supérieurs, comme étant ,mp?s es par l'ordre de Dieu et nécessaires pour s ! •sfaire a 1 obligation de la pénitence, suite de notre condinon sur cette terre.

En dehors des pénitences ordinaires, notre auteur semble

„n~ LA DOCTRINE DU LIVRE DE il C.

avoir été fidèle aux traditions de l'Ordre bénédictin, qui n'est pas favorable aux macérations extraordinaires. Le moine doit mourir à ses vices, et conserver la vie de son corps « Les maximes de quelques spirituels outres, a dit Dom Mége, ne sont pas toujours véritables. Morbus corporis est purgatio anim* : La maladie du corps produit la pureté de l'âme. Corporis infirmitas est mentis sanitas et firmitas : L'infirmité du corps est la force de l'esprit L expérience y est très souvent contraire. Car il y a tant de liaison et une si grande dépendance de notre âme et de notre corps, que, sans un secours rare et extraordinaire de la grâce de Dieu le corps qui se corrompt par la maladie appesantit l'âme, et la met dans un état de langueur, et dans une impuissance presque totale de faire ses fonctions. De dire aussi qu'on n'est venu en Religion que pour mourir, et qu'ainsi on ne doit rien faire pour conserver sa vie, c est une maxime inhumaine, qui tient du désespoir. On entre en Religion pour mourir d'une mort mystique, pour ne plus vivre au monde, pour ne plus vivre que dans jesus-Chnst et pour Jésus-Christ, pour mourir à ses passions déréglées, à ses mauvaises habitudes, et généralement à tout ce qui est contraire à la vie pure et innocente des vrais disciples de lésus-Christ : et c'est un abus insupportable que d appliquer à la vie et à la mort naturelle des maximes, qui ne se doivent et qui ne se peuvent entendre que d'une vie et d'une mort morale et mystérieuse. Les solitaires ne renoncent pas aux justes lois de la nature, quand ils font profession C'est une loi naturelle et divine de conserver sa vie pour le service de Dieu, et d'attendre la mort avec patience, pour la recevoir quand la Providence de Dieu nous 1 enverra : mais il ne nous est pas permis d en avancer le temps. » (Commentaire sur la Règle de saint Benoit. in-40, 1687, p. 515-)

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