‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 207 sur 336 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

sance, la poésie de ce quelle contemple, la puissance de I auteur de tant de merveille 1M-; - puissance de.

il s'arit ici d,. M' ' à Pr°Preme"t parler,

s agit te de religiosité encore plus que de religion Le •sens artistique est presque seul en éveil ; s'il Ce le

ïï^Sïïf do;ven; ^^^L^z ;

te ns A " "1 ' '' "e 'eS "let PaS en émoi Pour long-

temps. A ce prenuer degré, la religion est vague passager! nconsciente, imparfaite. C'est à pdne si elle existe gj mdimentaire. L'homme qui s'en tient à ce premïïr raon0

ereïer mV ?eine' ,e pied sur k & Se£

de J échelle qui relie la terre au ciel.

Après l'état de religiosité vient l'état de la loi naturelle ■ •P£ 'e rapport cosmique, le rapport psychologue '

Quand 1 homme étudie son intelligence il ne t,rA,

même toutes choses. Mais d où vient cette règle S-

ctuelle qud trouve en lui et dans les autres > Où est le

«non et le type de ce mètre universel ? Nous somm

forcés de nous élever à la conception d'une idée de^ee

d «" Pnncpe des principes, raison de toutes choses mesuré aque e se „ppMm ^ ^ e s mesm

Ce qu, est vrai de la loi de notre intelligence l'est éga

™l ' '0i dC ^ TOl0nté- Nous sentons n „on t nsnnc de just.ee, qui ne trouve point ici-bas de complète s isfaaion Cette terre n'est pas la patrie de la justice" L blenn y «coït pas toujours sa récompense; le mal ny es

g LA DOCTRINE DU LIVRE DE 1. C.

nas toujours puni. La voix de la nature proclame donc la né- Sr d'un suprême justicier qui rendra à chacun selon

ses oeuvres.

ses oeuvrer.

Ainsi mon esprit, par ses pensées mêmes, s élève ,usqu'à Dieu. Ce mouvement, tout à la fois instinctif et réfléchi, naturel et savant, simple et complexe, constitue 1 ensemble des rapports que l'on désigne sous le nom dedéisme, de religion naturelle ou, mieux encore, de philosophie

spiritualiste. .

Les rationalistes n'admettent pas qu'il puisse y ^ oir entre Dieu et l'homme d'autres rapports que ceux dont nous venons de parler. Les chrétiens, au contraire, prétendent qu il existe une troisième catégorie de rapports, reposant sur la révélation et l'établissement de la religion positive.

Suivant les chrétiens, Dieu ne s'est pas contente de parler une première fois à l'homme, en le dotant de 1 orgamsme pensant. De plus, il lui a fait entendre sa parole en le plaçant sur la terre, et de là viennent les croyances et le s pratiques communes de l'humanité, qui attestent une tradiuon primitive. Dieu a parlé encore au peuple ,uif, dont la mis- Ln consistait à conserver intact le dépôt de la paro^ crée. Enfin, lorsque les temps sont venus, Dieu a parle une dernière fois par la bouche de son Fils, Jésus-Christ.

De là, tout un système de rapports établis entre Dieu et l'homme, rapports de religion positive.

Et pour le dire en passant, n'y a-t-il pas heu de s étonner que les déistes du dix-huitième siècle se soient, si longtemps, attardés à discuter les questions relatives à a possxbmte et la convenance de la révélation ? Proclamer existence d un Dieu vivant, personnel et parfait ; admettre la création libre d Tl^omme "reconnaître la parenté et la ressemblance >£* la créature et le Créateur; apercevoir la main de la Prou

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