LIVRE HUITIÈME. ,,
mais précis, particulier, jaloux : l'amour pour Dieu'. Dieu doit être à l'âme, comme un époux à une épouse, l'objet d une affection prépondérante. C'est lui qui doit être préfère, lui, pour qui, avant tout, on doit se dévouer. L'Église enseigne que la première de toutes les passions est la passion pour Dieu, sans rival ni concurrent, la passion de chante. « La charité, dit saint Paul, est la plénitude de la loi. » (Kom. xm, io.)
Mais quelle est la nature de cet amour pour Dieu, qui est la substance même de notre religion ?
Qu'il nous soit permis de le dire. Nous ne connaissons pas de terme qui ait plus été tourmente par les théologiens que celui d amour de Dieu. Pour certains élastiques, aimer Dieu, c est servir Dieu : en telle sorte qu'on en arrive à confondre 1 acte de la volonté et l'acte du cœur. Cette conusion n a pas peu servi à rendre particulièrement obscur le traité de la charité. Pour notre part, nous souhaitons vivement qu une controverse éclatante et approfondie finisse par introduire une terminologie précise, ennemie de l'amphibologie. En attendant, nous essayerons d'introduire le plus grand ordre en cette question si complexe.
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L'auteur de l'I. C. a très théologiquement exposé le caractère de la véritable charité.
Son premier caractère, c'est la préférence. Dieu et ses perfections doivent être mis avant toute autre chose.
« Donnez-moi, très doux et très aimable Jésus, de reposer en vous au-dessus de toute créature, au-dessus de toute santé et beauté, au-dessus de toute gloire et honneur, etc. »