‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 228 sur 336 · acte d amour, que l'accomplissement strict de la justice et · texte numérisé non relu

acte d amour, que l'accomplissement strict de la justice et

. m LA DOCTRINE DU LIVRE DE.I. C.

la simple conformité à la volonté divine. « Aimer Dieu, c'est s'interdire tout ce que défend la loi de Dieu, et pratiquer tout ce qu'elle ordonne ; c'est se renoncer soi-même, c'est faire une guerre continuelle à ses passions ; c est humilier son esprit, crucifier sa chair, et la crucifier, comme dit saint Paul, avec ses vices et ses concupiscences; cest résister aux illusions du monde, au torrent de la coutume, à l'attrait du mauvais exemple; en un mot, c'est vouloir plaire en tout à Dieu, et ne lui vouloir déplaire en rien. » Cela, c'est le service de Dieu. Ne faut-il pas ajouter au supposer quelque chose pour que la notion complète de 1 amour de Dieu y soit comprise ?

Puisque nous en sommes à relever les nuances dans cet admirable sermon de Bourdaloue, pourquoi ne dirons-nous pas, avec la juste retenue, inspirée par la science profonde et l'exactitude remarquable de cet éloquent théologien que le passage suivant nous paraîtrait demander aussi quelques

explications : . .

« Le précepte de la charité m'engage à avoir pour Dieu un amour qui ne puisse convenir qu'à Dieu, c'est-à-dire, en vertu duquel je préfère Dieu à toute créature. Et voila le tribut essentiel par où Dieu veut que je rende hommage à la souveraineté de son être. Il ne me commande pas de l'aimer d'un amour tendre et sensible': cette sensibilité n'est pas toujours en mon pouvoir1. »

i II nous semble que les textes, que nous venons dtdto 1„. ,,no nuance théolos que qui pouvait être acceptée S"école aumômen où Bourdaloue composait son sermon

nrochun ?e t pa un commandement spécial, mais un commodément général auquel on satisfait par l'accomplissement

LIVIc!: HUITIÈME

Que veulent dire ces paroles ? Vont-elles à enseigner que ce hu qui accompIit Ies commandemcnts dc V * J«

précepte de l'amour ? pllt k

d eïe TdlT1,1 U" ^r ,de Charké' ^ se «" • do"„ es M m01t ^ U re,igi0n et d'a«epter ses

dogmes ? - Non, car 1 amour de Dieu ne doit pas être seulement effectif : il doit être affectif P

« Nous avons deux principaux exercices de notre amour envers Dteu : 1 un affectif et l'autre effectif, ou, cômmTd aint Bernard, actif. Par celui-là, nous affection non Di ttcequil affecfonne; par celui-ci, nous servons Dieu et faisons ce qu',1 ordonne -. Celui-là nous joint à la bonté' de

tion des évéques, censurât " corn™ jS"!6 avec raPP™basant la première loi de la vie ch réUennTPl 1 C°mme renversu.t : « Il ne parait pas que 'homme ïïft i f-' ProP°slt'°n qui le cours de sa vie d -produire u^Tcl L r,8u5urrobl'ed dans deux censures ne manquaient oas H,Ll amour.de D'eu. » Ces

pas "ne condamnation en de?nerresort' T$ ^ n'étaient pouvait-il considérer la question cnmm. • j£"SS'' Bourdaloue 'I ne l'aurait pu, car le Souveram PonllV?*'"*- Aprés ,6q0' culte. Le pape Alexandre VII Uvan^ii '""'^ U dim"

sition :«l| suffit qu'une action morale aexam>ner la propoâ.sa fin dernière; eU'homme n°e-t '^"^'"'"P^^ment ni dans le commencement „ danst ë" 2e ' aimer celte fi"suprême porta la sentence uivante «Cet™ ^ *■ ,e JU8e herçt.que. Ainsi fugé. ce jeud, "4 août' ,600 > pr0Posl"°" «

service de Dieu „£,„,, urn^l^t^^^ '«

alioquin confunderetur cumin,.™! r non solum effective, tione, neque esS; picemufn £S ' mand«'°""n observa! «ctus qui pra-cipitur esUméZs £ ? ,et sPeciale- "aque quem vi istius DMecenti M- „,?Jt aH,e,-tLls voluntatis eroa Deum

«bus fidei, ^'S^^gïM^.ftnsî,^ VirtuJ

Dieu ; celui-ci nous fait exécuter ses volontés. L'un nous remplit de complaisance, de bienveillance, d'élans, de souh ts de soupirs et d'ardeurs spirituelles, nous basant pratiquera sacrées infusions et mélanges de notre esprit avec celui de Dieu ; l'autre répand en nous la solide resolution, la fermeté de courage et l'inviolable obéissance requise pour effectuer les ordonnances de la volonté de Dieu, e pour souffrir, agréer, approuver et embrasser tout ce qu provient de son bon plaisir. L'un nous fait plaire en Dieu Pautre fait plaire à Dieu. Par l'un, nous concevons; l'autre nous produisons. Par l'un, nous mettons Dieu sur „o« cœur, Lme un étendard d'amour auquel toutes n affections se rangent ; par l'autre, nous le mettons su nos bras, comme une épée de dilection par laquelle nous raisons tous les exploits des vertus. » (Saint François de Sales. Traité de l'amour de Dieu, hv. VI, chap. 1.)

Sans doute, Bourdaloue entend surtout parler de 1 amour rendre et sensible, qui n'est pas toujours en notre pouvc ir. Et il a raison de dire que Dieu ne l'exige pas de nous , car il dépend exclusivement de Dieu, qui nous 1 accorde comme une grâce. Mais n'y a-t-il pas de milieu entre amour Se et l'amour simplement effectif? Ne faut-i pas reconnaître l'existence d'une chanté affective, < est- £h* d'un mouvement du cœur vers Dieu, suivi de 1 observa tion des œuvres de la loi ? N'est-ce pas l'amour qui porte, pour une grande part, la volonté à l'exécution et a ^pratique des choses commandées par les autres préceptes de la justice, soit envers Dieu, soit envers le prochain ?

L'auteur de 11. C. fait très bien ressortir le caractère ^essentiellement fugitif de la sensibilité dans la ^ dévotion^ « Tout n'est pas perdu, parce que m as parfo is ^de m«et de mes Saints, moins bonne impress.on que tune voudrais.

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