‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 234 sur 336 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

«en résulté que la mystique, c'est la sagesse, don du Saint-

raleK?,UefoiS 1C Se"S dC Saim **»*>* de S^ : « On I appelle théologie, parce qu'elle a Dieu pour son obiet en

antqu ,1 est souverainement aimable; mystique p, ce q

enue Dieu et 1 aine, que de cœur à rm,,,-

^ LULU1 J cœui, par une commn-

SéT ÎTunir ne à T aotre qu'à « <ui £E

Uraité de 1 amour de Dieu, liv. VI chap i )

Mg^FrepPertceT??11- ^ ?.*»*'» * par

Mg rreppel . « Ce qui distingue la théologie mystique de

la théologie morale, c'est quelle étudie spécialement le moyens par esquels l'âme peut parvenir /un de* "pu qu ordinaire d'illumination et d'union avec DieuXcon ço.t en effet que la prière et la contemplation puissent T venir pour l'homme comme des ailes qui Télé em" su" des conditions habituelles de la vie, pour le phcei d,t tat tout particulier. Quand l'âme Lut J m ^a etoufie en elle toutes les affections terrestres, qu'el e Cdé gagée entièrement des choses visibles nonr î ■ J converser dans le ciel, elle peut arriver Z £££ naissance qu, lui permet d'atteindre Dieu pai une so"" dintumon, sans raisonnement et sans images ocelle Ce ravissement la porte vers la beauté infinie avec un '

force que les sens, l'imagination et la rS ^ eus « eomme , né n,exerœnt , -ku

fous. Absorbée dans une contemplation muette 1 m res " pour ams, dire passive sous l'action de Dieu oui' « l'élève jusqu'à lui. Elle cède à cet «mS C ^licite pour se fondre en Dieu, 7S^S^Z oite. Comme le fer qui, jeté dans une ardente fou nn s rougtt, blanchit, étincelle, prend les propriétés «72

du feu : ainsi l'âme, plongée dans les abîmes de l'amour infini conserve, il est vrai, son essence créée et sa personnalité, mais perd tout ce qu'elle avait d'humain et de terrestre pour acquérir des facultés de connaître et d aimer qu'elle avait crues impossibles jusqu'alors. » (Freppel. Saint Irénée, viie leçon.)

Conformément à ces précédents, M. l'abbé Ribet dans son remarquable ouvrage sur la « Mystique divine » (Paris, 1879 2 vol. in-8°), ne veut appliquer l'expression de mysticisme" et de mystique qu'à la science et aux phénomènes les plus rares de la vie unitive.

Pour nous, il nous semble préférable, de conserver le terme de contemplation pour les phénomènes de cet ordre spécial, et d'appliquer le terme de mysticisme al ensembe des actes, par lesquels l'homme s'élève ,usqu a Dieu par la méthode d'amour. Il résulterait des restrictions faites par es auteurs que nous venons de citer, que l'I. C par exemp e, ni le « Combat spirituel », ne pourraient plus être appelés

des livres mystiques.

L'union avec Dieu, recherchée principalement par la méthode d'amour, telle est, à notre sens, la véritable définition

du mysticisme. , , .

La mystique, c'est la connaissance expérimentale de Dieu, obtenue par le moyen de l'amour. En d'autres termes c est Dieu perçu par l'âme fervente, et recevant l'illumination et la consolation d'en haut. , . , ,

La connaissance expérimentale de Dieu est désignée par les écrivains mystiques sous les noms de contemplation, extase rapt, liquéfaction, union, pénétration, transformation exultation, jubilation, touche de Dieu, goût, embrassemen , b ser entrée dans la divine obscurité, introduction dans les divins celliers, excès d'âme, et autres termes plus ou moins

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