LIVRE III I riÈME
compte parmi ses partisans des hommes de génie et de samteté, saint Augustin et saint François de Sales, il est émén-ure de ne le tenir que pour une conception sans valeur intellectuelle et morale, et d'en confondre les phénomènes avec 1 illuminisme des têtes faibles Au surplus, il ne faut pas confondre les phénomènes ordre différent. Les visions et filluminisme sont produi pat 1 m agtnanon et non par le cœur. Ce n'est pas que le cœur n au aussi ses hallucinations, mais elles sont d'une nature spécule qu',1 n'est point permis de ranger parmi le Phénomènes dérivant de l'imagination. On peut m me trouver, dans la distinction des résultats produits pa H nivst,c,sme et l'illuminisme, un moyen de'reconnaît provenance de quelques œuvres de spiritualité.
Les visions, les dispositions à ne vivre que dans l'intervennon surnaturelle, étrange et romanesque, les préoccupions apocalyptiques, témoignent, ordinairement, d'une origine germanique, car la sensibilité d'imagination est le propre caractère de la spiritualité allemande
la tlE? Ïdi' ntaHe " ****** 01,t> au C0n^e, Ja pintuah te affective, qui se dépense en élans d'amour
S le sage Jean d'Avila ne condamne pas l'ambition des
choses surnaturelles, et le désir des visions et des révéla
oons, .1 recommande de ne pas les rechercher, car elles ne
Couvent que de périlleuses illusions suggérées par
lesEdnéfiniré' k SdenCe reP°Se SU1' deS idées Pré-«, et es définitions exactes sont une condition de la précision
ans les idées. Or, les définitions exactes se font've e
amenons et les distinctions n'existent plus si on dé
•ourne, a chaque instant, les termes de leur signification
evue, pour leur donner un sens arbitraire. Ce qui, on le
voit, n'es: arrivé que trop souvent à l'égard du mot mys-
ticisme l. . . ,.,r,
Ne quittons pas ce sujet sans avoir marque la différence qui sépare les termes de mysticisme, de spiritualité, de
morale. . . u,
Ordinairement on désigne par les expressions de théologie mystique certains ouvrages qui traitent de matières de spiritualité. C'est ainsi que plusieurs auteurs ont publié, entre autres, Schramm, sous ce titre, des livres qui exposent toute la morale chrétienne, non pas précisément en ce qui a rapport à la doctrine des devoirs ou des pèches, mais aux moyens de pratiquer le bien et de parvenir a la perfection, l'hygiène et la thérapeutique de 1 ame. Le mysticisme fait, en ce sens, partie de l'ascétisme ; car le mysticisme, étant la méthode d'amour appliquée a 1 union avec Dieu est compris dans la science de conduire 1 homme a Dieu', comme la partie dans le tout. Il n'y a pas grand in-
« Voici encore quelques distinctions introduites dans le sujet pas," et qu'aux yeux de ceux qu ..Us d^ „-; ^ ,& ^
ÏÏ^ÏSÏÏ^X^^» de Féne,on'
in-8% introduction, p. 2.) , de vision extatique est
humain. » (Ibid., p. 7-)