LIVRE HUITIÈME. r
considcrations il établissait, à Rencontre des purs déistes, la possibilité de ces communications générales qu'on désigne
nicanons générales ne peut-on pas l'étendre aux révélauons parttcu ères ? S'il est vrai que Dieu nous a parlé d'une mamere pub hque, ne peut-il pas nous parler d'une marne, pnveeP Y a-t-il quelque empêchement de puissant
« Dieu ne peut-il agir immédiatement sur l'âme de 1 homme et lu. tmprimer au cœur, sans le moyen d'un lan! gage les rayons de sa lumière, de son amou/et de sa £
2Kl?S nC P°Urrai,t.faire « ^ — ^sons nous: mêmes ? Nous pouvons b:en nous parler les uns aux autres ■ et quo.que nous soyons enfermés dans un corps organiqu ' qu. est une espèce de prison, bien que nos âm snepui sem pas se toucher ni s'étreindre les unes les autres, cepend m parle langage par le geste, par la physionom e, "par tout k corps mon âme se fait comprendre de votre ne, mon esp agn sur vos esprits; nous nous parlons les uns aux
1 hommeP?Tr' d°nC eSt"Ce qUe °ieU ne **<* Pas à nomme? Et ce que nous pouvons faire encore, quand nous sommes ums par une tendre affection, où les ies se n tram ]e rayon de ^ ^ ^ ^ ej se p -
entendent, se comprennent, se sentent, sans lan^e ar ncule, sans avoir besoin de s'écrire ni de se parer prt
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apport avec les hommes, ne le pourrait-il pas >
« Et Dteu, en outre, peut foire ce que nous ne pouvons
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incessante. Pçurquo. donc ne pourrait-il pas leur parler
d,ectement dans leur fond? , (Hautain. Lraledf lt
(( Qu'est-ce que votre conscience, messieurs? ajoutait M. Bautain. Qu'est-ce que cette voix qui nous arrête quand nous voulons mal faire, et qui nous exhorte à bien faire? La voix de la conscience, qu'est-ce ? Qu'est-ce que ces avertissements, ces motions mystérieuses que nous recevons quelquefois, quand nous hésitons dans le bien ou que nous sommes disposés au mal ?
« Vous voyez donc que Dieu peut parlera notre âme, soit en langage articulé, soit autrement, en l'inclinant, en la disposant, en la pénétrant de manière à lui faire faire ce qu'il veut. Nous résistons trop souvent à cette influence du Ciel, et alors notre volonté entre en lutte avec celle de Dieu, pour notre malheur. Mais quand la grâce l'emporte, nous cédons à l'action divine, qui entre en nous avec suavité ; nous recevons avec joie les impressions de l'amour céleste, et, dans l'union intime qui s'établit entre Dieu et l'âme, elle se donne avec toute la plénitude de sa volonté, et ajoute le peu de force qu'elle possède à la force divine qui la domine et la remplit. » ■
Cette sage doctrine nous semble l'explication véritable des rapports immédiats et personnels entre Dieu et l'âme du chrétien. Nous ne sommes plus en présence d'une surexcitation purement naturelle, comme cela a lieu dans le mysticisme philosophique. Nous nageons en pleine influence divine, et cette influence produit en nous des effets surna-
turels.
Ne suffit-il pas ici de faire appel à la mémoire du fidèle ? Qui d'entre nous n'a eu ses jours de ferveur et n'a ressenti les effets d'une influence immédiate de la Divinité ? C était à un moment de repentir ou de réveil de la piété ; c'était en un jour de Communion ou à une heure de visite au Saint Sacrement. L'action de Dieu s'exerçait sur notre âme, la