LIVRE NEUVIÈME
5'3 Saint Jérôme (Epist. ad Ctesiph.) parle en un écrit important de I apathie : stoïcienne : « Ces philosophes disaient au rapport du grand Docteur, que par l'application et l'exercce continuel des vertus on peut entièrement détruire les Passions, qui, dans le système de leur école, se réduisaient a quatre : la )01e, la tristesse, l'espérance et la crainte. » «Mais .1 faut avouer, conclut saint Jérôme, que c'est séparer! homme de 1 homme même, et être sans chair dans un corps. » uu
desÏltr-111 eXaTine> e" plUSi£UrS écrhs' h «ntroverse hs péripatéticiens et des stoïciens sur la nature des passions
Les prermers soutenaient que les vertus pouvaient être avec
les passions, pourvu que celles-ci fussent modérées • les s -
couds, ne mettant aucune différence essentielle entre la
raison et es sens de l'homme, ne reconnaissaient aucun
ma adies de 1 ame, qm ne lui étaient pas naturelles mais seu ement causées par une fausse opinion ; et ainsi 'e sa" et 1 homme vertueux s'en pouvait guérir entièrement * demeurer inébranlable et impassible, lorsqu'il 12 forte ment persuadé qu'il „> avait aucun ^ ^ *£
Mrie°dePseUptasIa0iresdadneS s^ti,?^ ? homo' art' * § ») 'a l'apathie p^lagifnn .Vy" n^ne oue l"h '6SqUelS » c°">»" tout à fait sans péché en ceu .%"! qUe, '^omme ne peut être
toujours des pécfiésLtériels cWiT e'ie' e" ce sens l»'1' a sordonnés de la conchni/cenr/ "t:a-dlre- des mouvements déconcile de Trente Ses saint^'n^ 3ppeléS Péchds> di' 'e viennent du péché (-orininehlrn,'^81'"' * Parce qu'ils procan. 5.)- De p lus en°d"a, m q '1" P.onent™ péché » (Ses. v les péchés foffi'ou proprement dT' " °P,P.°Se aUX Pé,a6iens pardon. Cette crreKEn ' ma'S legerS et dl>*s de contient ocv»WT1,™ ™ «Œ Tclr |W ■**"" AU«UStin> a la nature humaine ie oonvnir 1 Pela8',ens attribuaient
D'éprouver aucune perturbation « ™ ?-3S .P,écher et celui d^ Pas égale à Dieu, ainsi que le e.^ 1P "' S"S,ne la faisaien' ^ient au moins aux^m eX^rS»^
rT1 LA DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.
La doctrine de l'apathie se répandit dans l'Orient et y causa de grands troubles, surtout parmi les solitaires. Rufin la fit connaître en Occident par la traduction d'un livre d'Evagre de Pont, qui traitait de l'impassibilité, c'est-à-dire, de l'insensibilité pour toutes les passions, lorsque l'esprit n'est plus ému par les attraits des vices, et est devenu, pour exprimer le sentiment de cet auteur, ou une pierre ou
un dieu.
Certains Pères grecs, quelques-uns en moins grand nombre parmi les latins, et certains mystiques, portent si loin la perfection, qu'ils paraissent au premier abord ne reconnaître la vertu achevée que dans une sorte d'apathie. Rien de plus commun dans leurs écrits que les termes d'impassibilité, d'imperturbabilité, de paix inaltérable, de tranquillité perpétuelle, de calme, de vide entier des passions, d'exemption de vice et de trouble, qui semblent rappeler les idées les plus chères aux philosophes antiques, surtout aux stoïciens.
Clément d'Alexandrie, saint Macaire, saint Jean Chmaque saint Maxime, saint Isaïe, ont laissé quelques expressions exagérées se glisser dans leurs écrits, qui semblent prêter à des sens hétérodoxes. Il ne paraît pas néanmoins que leur doctrine puisse être incriminée, et d habiles critiques sont parvenus à démontrer, qu'ils ne sont jamais tombés dans les erreurs de l'apathie.
Lorsque, par exemple, Clément d'Alexandrie parle de l'immunité de toute convoitise, à laquelle est arrivé son anostique, il n'entend rien autre chose, sinon que, l'homme spirituel et parfait ayant acquis les vertus, elles ont * fort affaibli les révoltes de la partie irraisonnable, qu'il n'en est que légèrement ému, mais non pas entièrement exempt, non plus que des passions. Autrement il faudrait dire que,