‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 291 sur 336 · LIVRE NEUVIEME · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIEME

Voilà si nous ne«hous trompons, l'explication de la difficulté . Il n est pas nécessaire de porter, comme l'ont fait quelques théologiens, la perturbation dans le classement des facultés de l'âme. Il n'y a pas lieu de donner au cœur un sens rationnel qu'il ne saurait avoir, lin la relmion il est nécessaire de recourir à l'intervention de Dieu, pour avo.r la clef de tous les phénomènes surnaturels. Ici Sans le niysucsme, c'est Dieu qui communique ses dons à l'âme qui 1 élève a lu. et qui en absorbe les facultés. Par h prière et par 1 amour, l'homme atteint son Créateur et se perd en lu, Want la belle image de l'Aréopagite, si un/chai attachée a la voûte des cieux descendait sur la terre et que a saisissant, nous portions sans cesse, et l'une après l'autre' les mains en avant, nous avancerions vers le splendidè éclat de son rad.eux sommet : ainsi, dans ses actes, le mystique par 1 amour, s'élève sans cesse vers son Dieu, su „ à lui «, arrivé à cette félicite, se laisse envahir par l'a è e

la chaleur. « Quand l'âme, dit Jean des Anges, peint

l'emendement et la volonté ou en rf-»m P°Ur arr,ver a &ie". prière. Quelle es, la ptortre "l^afâdïmem f S5 ''"^ et la ems pour connaître les choses h ! „ ' a d« yeux excel-

les choses d.vines. On arrive m icufTlï*' M lm?ar|ai>s pour par les mouvements do \a vol orné em n °"ïKancc de Dfeu les stériles efforts de la pensée I ■ ! fe da'»°"r,que par Dieu qu'à travers des voilée L volonJ, °" ne peut c°nnaKre séder Dieu lui-même, et à s'uni à°C etTreUSe a^rivc à Piment. L'amour en arrive à ne aire au'ul i . connaitre '"««"qui se communiquent réciproau-menr I- '"^ " de r°biet' toutelois identifier leurs sûŒcc? ri - puissances- "ns panthéiste. Ces, pourquoi, d'après ^«M'r"""1.. une erreu<- Instrument de l'amoul est pre^rab'leTrémd?"3^' 'a priére' 1 intelligence. Le savant mvstin 7» t°J JaL. Vde' '"strument de

r^ LA DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.

tout souvenir des choses de la terre, se dépouillant des pensées et des passions corporelles, meurt, si on peut le dire, de la mort des anges : alors, unie à Dieu par l'extase, elle sent et expérimente ce que la connaissance spéculative ne peut lui donner ; elle tombe dans les profondeurs de Dieu, elle s'y endort : sommeil gagné au prix d'assez de veilles, et nécessaire à quiconque est si malade d'amour. Pour en parler dignement, il faut l'avoir goûté, et pour comprendre ceux qui en parlent, il faut avoir aimé. »

Telle est l'explication théologique des phénomènes mystiques, d'où découle la règle de l'illumination mystique.

En résumé, ainsi que nous l'avons établi plus haut, p. 472, lorsque nous avons examiné la discipline du mysticisme 'dans l'Église, la règle de l'illumination consiste à maintenir l'illumination conforme à la doctrine et à la direction de l'Église. « Il faut, dit le P. Gagliardi, accepter l'enseignement extérieur des divines Écritures, des saints Docteurs, de nos Supérieurs et Directeurs ; il faut en référer à eux en toutes choses, et se mettre sous la dépendance de leur gré et volonté. Ne nous fions pas à nous-mêmes; remettons-nous à leur magistère comme à une règle infaillible. Jetons lanathème non seulement atout ce qui nous serait suggéré contre cette doctrine par notre propre esprit ; mais un Ange descendrait-il du ciel pour nous persuader du contraire, qu'il n'en faudrait pas moins repousser ses

enseignements avec horreur. »

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