LIVRE DIXIÈME. £j r
le second, le soir, en ouvrant le volume au hasard. « Lisez Gcrson, » ne cessait-il de répéter sans cesse à ses Religieux1. L'esprit de l'I. C. l'avait, en quelque sorte, pénétré. Les moindres discours de l'énergique Navarrais se ressentent de l'influence du livre préféré. Comment l'un des enfants de saint Ignace n'a-t-il pas cherché à faire un commentaire de l'I. C, au moyen des discours du saint Fondateur, si fidèlement conservés par les historiens de sa vie ? De ce rapprochement jailliraient les enseignements les plus curieux. On reconnaîtrait le même génie dans les pages du livre et dans les paroles du grand Saint?.
et il goûta toujours grandement cette lecture. Il fit si bien passer dans son âme l'esprit et la doctrine de ce livre il s'en
nourrit avec tant d'avidité, il l'exprimasi parfaitementen lui qu'au jugement de plusieurs, la vie d'Ignace était une réelle et vivante image de tous les préceptes contenus dans ce petit livre dor. (Ribaden, hv. I, chap. xur, de la Vie de saint Ignace.)
• Saint Ignace, notre bienheureux Père et fondateur, recommanda, de la manière la plus particulière, à tous ses fils la lecture du livre de Thomas à Kempis : d'où il arriva que, dans toutes es maisons de la Compagnie, on n'eût pas trouvé une seule cellule dont cet auteur ne fût comme l'habitant-né. (Bollandus, edit. Llzevir. Libn Elog.) auuu. ,
2 J'ai sous les yeux un recueil des principales paroles prononcées par saint Ignace: « Sancti Ignatii sententiœ et erTata per singulos anni dies distributa. Denuo édita. Moguntiœ 1808 .n-12. » Je me contenterai de prendre, parmi les paroles dû mois de janvier, ce es qui se rapportent aux textes analogues du premier livre de 1 I. C. Je suis persuadé que chacune des sentences des 365 jours pourrait être expliquée par un texte du pieux livre.