‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 52 sur 336 · INSPIRATION · texte numérisé non relu

INSPIRATION

Si les catholiques, d'un consentement universel et tacite, ont accordé à 11. C. le premier rang, après les livres canoniques, c'est parce que l'œuvre méritait cette faveur. L'Eglise est infaillible dans son enseignement. Elle est assistée du Saint-Esprit dans le gouvernement des âmes. Elle n'aurait pu laisser envahir une place d'honneur par une œuvre qui en serait indigne. Les usurpations ne trouvent aucune grâce

dans l'Église. ,

Pour quelles raisons l'Église a-t-elle donné, ou laisse

prendre, une si grande autorité à 11. C. ?

Serait-ce à cause d'une inspiration particulière qui aurait

animé l'auteur?

Bonfrerius (De Verbo Dei, I, cap. xv, ad op. 2) distingue deux sortes d'inspirations. L'inspiration supérieure,^ dans laquelle l'auteur est absolument passif, et se borne à être l'instrument des révélations divines : les Livres saints, surtout lorsque l'écrivain inspiré se sert de la formule : Dieu parla ainsi, appartiennent à ce degré supérieur d'inspiration. Il y a une inspiration inférieure. Lorsque, par exemple, l'esprit de Dieu agit de diverses manières à côté de l'esprit humain, soit en réveillant merveilleusement une idée dans l'esprit, qui la poursuit ensuite par la réflexion ; — soit en excitant, et développant par son mouvement initiateur des pensées déjà existantes (inspiratio antecedens) ; — soit en préservant de l'erreur la pensée de l'écrivain (inspiratio concomitans) ; — soit en donnant à un ouvrage écrit d'à-

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