LIVRE DEUXIEME. Jfy
y a lieu à examen. Il faut se rendre compte de son génie, de sa doctrine, de sa sainteté, de sa mission, et déterminer son autorité d'après ces considérations particulières. Le génie d'Eusèbe ne le rend-il pas inférieur à saint Jérôme ? La doctrine de Grégoire de Nazianze ne doit-elle pas être préférée à celle d'Origène? La sainteté de saint Jean Chrysostome ne donne-t-elle pas plus de valeur a ses œuvres qu'à celles de Rufin ? Saint Augustin et saint Anathase semblent avoir reçu la mission de défendre certaines vérités du christianisme; c'est pourquoi les ouvrages, dans lesquels ils ont exposé la saine doctrine, tiennent un rang élevé dans la littérature sacrée.
Le livre de 1 1. G. mérite d'être cité comme une autorité de premier ordre, parmi les œuvres des écrivains ecclésiastiques. Rien de moins, mais rien de plus.
On peut dire de 17. C., que c'est l'Évangile amené au point le plus élevé de développement humain. Cela suffit.
« L'I. C. n'est le plus beau livre du monde après l'Évangile, que parce qu'il s'en rapproche le plus. Voilà pourquoi il est devenu comme inséparable des Livres saints dans la bibliothèque d'un chrétien, et c'est ce qui explique son immense succès partout où la parole évangélique a pénétré. Il en est comme le complément pour la vie pratique. Il est le guide et le soutien des âmes pleines de foi, qui veulent appliquer sincèrement les admirables maximes du christianisme. )) (Bautain. Traduct. de Limitation de J.-C, Paris, 1856, gr. in 8', p. 4.)