‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 66 sur 336 · LIVRE TROISIÈME. r r · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. r r

opuscule intitulé : « De Profectu religiosoruro, » qui nous paraît donner une idée exacte de ce que dut être FI C. dans la pensée de son auteur. Il nous semble même que lé Prologue du livre « De Profectu n pourrait servir à notre pieux ouvrage. C'est un maître des novices *, qui sent le besoin de recueillir les principales idées qu'il avait souvent exprimées dans ses conférences religieuses, qui consacre ses heures perdues à traiter des sujets de spiritualité, selon qu'ils s'offraient à son esprit. N'est-ce pas ainsi que se présenta à notre pieux auteur le dessein de son œuvre ? N'est-ce pas ainsi qu'il a pu la réaliser? Ne trouvons-nous pas dans l'ouvrage lui-même la preuve de cette hypothèse ? Et la série des chapitres que nous venons de signaler ne montre-t-elle pas que l'auteur de l'I. C. s'est proposé expressément de traiter les sujets propres à la vie Religieuse ?

strUCvdati0dneaSIio^er.SîiqUaS Prr exh5rtati^e ad novitios nosiros vei ad alios religiosos aliquando facere solebam simnl pro aliqua parte collegi, et in unam continuai matériau cnTas

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P ootPe r ouod ÏT*0 ** *"*». ** compendio'nlen rerr" it nSr q , etian]perpluresparticulas istam divisi formulam e per capita smgulas particulas distinxi, ut facilius in™n em quae quœrerem. Tertia, ut intérim dum ista se rem ve e e em tempus non inutiliter expenderem, memorUm sTiritua i^ cogitationibus occuparem, intellectum ad vTdend^ terni spintualis studii sécréta dilatarem, affecium ad "rtut^ p ofectum et dévotions fervorem accende^em, cornus ab evaeâ! mod tbnr?U reStnn8erem' negligentias et peccafa mea hulfsmodi labore purgarem, et ut quœ meditando inveni Lrl

\ÂeTïïrne °bliVi° ab0,ereL Etcîuia ^n potu?in otio etqu ie e ista colhgere, sed vagando per diversas terras vît vl? r

Nous sommes d'autant mieux autorisés à penser que le pieux écrivain a dû avoir ce dessein, qu'il est plus constant que l'auteur de 11. C, non seulement a écrit son livre pour des moines, mais qu'il était moine lui-même.

« CLu'est-ce qu'un moine ? Un moine est un chrétien oui se met à part du monde, afin de travailler plus sûrement à son salut éternel. C'est un homme qui se retire des autres hommes, non par haine ou par mépris pour eux, mais pour amour de Dieu et du prochain, et pour les servir d'autant mieux qu'il aura plus réglé et plus épure son ame. Cette idée de retraite, de solitude, est la racme même du nom de moine, qui vient du mot grec, :-«,, solitaire. Mais comme beaucoup de chrétiens ont de tout temps obé à la même impulsion, ces solitaires se sont multiplies et rencontrés : ils ont reconstitué ainsi la vie commune qu ils semblaient fuir; et cette vie fondée sur une Communauté absolue dans la pensée et dans l'action a fait la base et la force de l'état monastique.

« Mais il ne suffit pas au moine de se séparer du monde : il lui faut encore s'abstenir de ce qui est licite dans le monde. Le moine est donc essentiellement un homme qui se prive de ce dont il pourrait jouir sans reproche II prend dans l'Évangile non seulement le précepte mais le conseil. Pour éviter ce qui est défendu, il renonce a ce qui est permis Pour arriver au bien, il aspire à la perfection. Pou tae plus sûr de son salut, il veut faire plus qu'il n en faut pour se sauver. Il s'astreint à un genre de chasteté de sou- Srntdepauvretéquin'estpasexigédetousleschrétiens.

renonce, par un effort généreux de son libre arbitre, aux Sens du mariage et de la famille, à la propn té individuelle et à la volonté personnelle ; et il met ce triple sacrifice sou

sauvegarde d'une promesse irrévocable d'un vœu. Ayant

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