‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 67 sur 336 · LIVRE TROISIÈME. T r · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. T r

ainsi triomphé de son corps par la continence de son âme par l'obéissance, et du monde par la pauvreté volontaire, il vient, trois fois vainqueur, se donner à Dieu, et prendre rang dans le corps d'élite de cette armée qui s'appelle l'Église. » (Montalembert. Moines d'Occident, tom. I, in-8° pp. 41 et suiv.)

Cette définition est éloquente, et elle montre comment le grand orateur qui a entrepris d'écrire l'histoire des « Moines d'Occident », a su réunir dans son style les qualités en apparence les plus opposées, la précision et l'ampleur, l'ordre et le mouvement, l'exactitude et l'éclat On ne saurait mieux exposer les caractères principaux du monachisme, c'est-à-dire, la distinction de la vie commune et de la vie parfaite, la différence du précepte et du conseil, et I obligation d'observer les trois vœux de pauvreté, de chasteté, et d'obéissance, sous une Règle approuvée.

Or, l'auteur de FI. C. dit expressément qu'il a embrassé la vie monastique :

« O source d'amour perpétuel ! s'écrie le pieux auteur, que dirai-je de vous ? Comment pourrai-je vous oublier,' vous qui avez daigné vous souvenir de moi, après même que je me suis corrompu et que j'ai péri ? Vous avez usé avec votre serviteur, de miséricorde au delà de toute espérance, et vous lui avez témoigné faveur et amitié au m de tout mérite. Que vous rendrai-je pour cette grâce ? C:ar ll n'a Pas été donné à tous, après avoir tout abdiqué fc renoncer au siècle et d'embrasser la vie monastique! gt-ce que c'est beaucoup de vous servir, vous que toute Nature est tenue de servir? Non : vous servir ne doit pis &e paraître grand'chose, mais ce qui plutôt mapparaît '^ et admirable, c'est que vous daigniez recevoir pour

i;é LA DOCTRINE DU LIVRE DE I. C-

serviteur un si pauvre et si indigne que moi, et le réunir à vos bien-aimés serviteurs1. » III. x 5-

Ailleurs, on trouve un texte plus clair encore, s il est

P°freai: reçu de votre main la croix : je porterai jusatf à a mort cette croix, telle que vous me l'avez imposée. Su 'eTvrai, la vie du bon moine est une cro.x m, cen croix conduit au Paradis. C'est commence, il ne pas permis de reculer ; et abandonner l'entrepnse, u ne le faut d'aLne manière. Allons, frères, marchons ensemb feus sera avec nous. Pour Jésus nous avons sum cette et" p"r Jésus persévérons dans la croix II nous aidera,

Tvérite de tout fait que l'on n'aurait pas vu, ou entendu,

°UD°eUcehsé péages il résulte, que l'auteur de 11 C. s'était engagé à mènera vie régulière, selon l'usage d'un Ordre engage a m religieux consis-

rSle^dlnTla pratique des trois vœux de pauvreté de chasteté, et d'obéissance, notre auteur avat SopÏks moyens de perfection les plus sévères du chus-

""mpossible d'imaginer que le livre ait été écrit par un la^Jpour des laïques. Car, s'il y a des passages qm

■ Voir sur ce ^^^jSft^St.

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