‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 74 sur 336 · LIVRE TROISIÈME. I2q · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. I2q

disertis verbîs designatur, auctorem fuisse monachum non canomeum regularem. » S'il en eût été autrement le pieux auteur, en adressant à ses frères, aurait-il pu s'exprimer avec autant de force qu'il le fait dans le passage suivant ■ « Celui qui recherche ce qui est plus large et plus relâche sera toujours dans les angoisses, parce que ou ceci ou cela lui déplaira. Comment font tant d'autres Religieux, si étroitement liés par la discipline claustrale? Ils Portent rarement, vivent de la vie abstraite, mangent très pauvrement sont grossièrement vêtus, travaillent beaucoup, parlent peu' veillent tard, se lèvent tôt, prolongent leurs prières, lisent fréquemment et se conservent dans une entière discipline Observe comment les Chartreux, les Cisterciens, ainsi que des Religieux et des Religieuses de différents Ordres, se lèvent chaque nuit pour psalmodier les louanges du Seigneur II serait vraiment honteux que tu fusses paresseux en une occupation si sainte, au moment où une si grande multitude de Religieux commence à jubiler en Dieu. » I. xxv, 36. — Valgrave triomphe de ces paroles : « Est-ce que vous pensez sécne-t-il, que l'auteur de ce discours a été un moine délicat, qui a embrassé une vie monastique telle quelle ? Ne voyez-vous pas qu'il a mené la vie Religieuse étroite et austère, celle qui distingue dans le droit canonique les Bénédictins des Chanoines réguliers ' ? », Sans me dissimuler qu'il serait peu logique de forcer les conclusions2, caries données

' Valgr. Animadv. Apol., p. 23.

-' Je sais que le cardinal Bellarmin n'a accordé le nom et I, quai. té de moine qu'aux seuls Religieux de l'Ordre dT «im Benoi, .et à ceux des Congrégations êqui font profeion de sa Kg e. et de vivre dans la solitude. Je sais que saint Thomas e^ Un Bonaventure ne donnent pas ee nom aux Re igie™ de

SoïnsDe°„mF? nce «H vT tant^f Ma'S ''^T a ^^ « ces saint. / , nt dc raPP°" entre les pratiques de

ces saints Re!lgleu* et les nôtres, qu'on les comprend tous sou!

j,0 LA DOCTRINE DU LIVRE DE.l. C.

.ont encore trop générales pour aboutir à quelque chose de rèS prèci néanmoins, j'incline à penser que l'auteur de ?I C 'appartenait aune Règle de stricte observance, telle rme la Règle de saint Benoit. m

4 Tou efois si la remarque peut aboutir à l'exclusion des Chan in s éguHers; elle ne saurait écarter les Franciscains et les Dominicain», qui observent une Règle non moms sev^rp nue celle des Bénédictins.

Nous avons cité cet exemple, sur lequel les controverses du dix-septième siècle se sont longuement exerces, sistes du eux V nécessaire d'avoir en cette

pour indiquer serv equ i e ^ ^ ^ ^

St ^ «M Sent l'un de l'autre avec facilité. Mais, à fa rilur les arguments qui rassortent de la comparaison „e sS pas irréfragables. Ils déterminent une pression favorable, mais non une conviction absolue.

Néanmoins, cette impression augmente ^lorsqu on é b la comparaison entre les prescnpnons de la Règle et 1 esprit

^Les Bénédictins ont toujours essayé d'établir que l'auteur Ae VI C nourri de la Règle de saint Benoît, en avait fait s r distance dans le pieux livre. Leur argumentation £ m pression sur mon esprit. Je remarque que leurs ad- 2, sauf Fronteau (Thon, vind.,' p. 36), ne les ont pas volontiers suivis sur ce terrain .

saint Benoit, p. 25.) saint Benoît .

■ Sur les rapports °e I.aetdelaR g sserws 7.

Valgrave. Ammadv., p. 25 , Q ua"erna ire. Autor iterum asser- Vallr Argum. chronol., p. 19, yuaire ma 1 ms8p. h"; Delfau D'^.,^. 'u'.,. -une infinité de fois â£'^ eSEffiM plus estimé des commentâmes

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