LIVRE TROISIÈME. j
des Sarabaïtes, teterrimum genus ; et le quatrième, celui des Gyrovagues, per omnia détériores Sarabaitis.
L'Ordre monastique, pour saint Benoît, se divise donc en quatre classes : deux bonnes, les Cénobites et les Ermites; deux mauvaises, les Sarabaïtes et les Gyrovagues.
L'auteur de 11. C. , voulant parler des moines dignes d'être proposés en exemple, se sert de la classification de saint Benoît, et signale les Cénobites et les Ermites, bonus cœnobita, devotus eremita. Il est difficile de ne pas voir dans ce texte une réminiscence de la Règle de saint Benoît.
Amort y contredit en ces termes : « Auctor I. C. sive alludat, sive non alludat ad cap. iumReguhe S. Benedicti, exinde tamen nihil inferri posse contra Kempisium, ex eo demonstro, quia in suis indubitatis opusculis idem habet, et tamen exinde inferri non potcst, Kempensem fuisse Benedictinum. Profero textum ex 1. I de Disc. Claust. ubi Kempensis, cap. n, sic habet : Quamvis in monasterio sis vel in solitudine, non es tamen liber a tentatione, quia Christum diabolus tentavit in deserto ; quamdiu ergo vixeris, oportet te pugnare. »
La réponse d' Amort est de tout point inconsistante : le texte cité ne rappelle pas la terminologie de la Règle : l'opuscule invoqué est un de ceux que Ton conteste résolument à Kempis.
— Le chapitre vu de la Règle parle de l'humilité. 11 semble que Ion y retrouve la doctrine même de 11. C. Saint Benoit dit : a Septimus humilitatis gradus, si omnibus se inferiorem et viliorem non solumsua iingua pronunciet, sed etiam imimo cordis crédat affectu. » Ll. C. reproduit la même pensée : « Si aliquid boni habucris, crede de aliis meliora, ut humilitatem conserves. Non nocet, ut omnibus te sup-
ponas; nocet autem plurimum, si vel uni te pr*ponas. »»
L On Remarquera, ici, comme en beaucoup d'autres endroits, l'influence de l'esprit de saint Benoît . Sans doute, 1 hu- ÏÏS est une vertu qui appartient au christianisme et non à tel Saint en particulier. Il n'est pas moins mi que la pre p ndérance attribuée à la vertu d'humilité, 1 absorption en elle de toutes les autres vertus, est caractéristique de la doctrine de saint Benoît, fidèlement suivie par 11. C.
La célébration de la Liturgie a été l'une des grande oréoccupations de saint Benoît. L'auteur de IL C. n en a pas Soins préoccupé. Il recommande l'observation des Sons fondamentales imposées aux Bénédictins par e saL Fondateur, par exemple, le chant ^de l'office divm pendant la nuit, dont il est question au chapi re uu delà Rè*le : « Des Religieux et des Religieuses de différent Ordres, dit notre pieux auteur, se lèvent chaque nuit pou psalmodier les louanges du Seigneur. Aussi seraiM ton teux que tu fusses paresseux en une occupation si sainte, Tu moment où une si grande multitude de R^cçjh mence à jubiler en Dieu. » L xxv, 3 5 • - 1 « eviden pa ce nassa-e, que le Religieux qui a écrit IL C, se levait pour Sc'elcturne, puisqu'il s'exhorte à n'êje ^négligeât en une si sainte occupation pendant que d autres s y portent avec allégresse1.
P H me semble que le chapitre xvi du livre I de 1 L C. es
tout à fait dans l'esprit de sagesse et de condescendance du