De adult. conj., I, 13, C. V., xli, 3, p
3. I Cor., IX, 19 : « Cum enim liber sim ex omnibus, omnium servum me feci, ut plures lucrifacerem. »
Dans un autre endroit il dit : « Il m'est permis de faire usage de toutes choses, mais il n'est pas toujours bon de le faire; il m'est permis de faire usagé , de toutes choses, mais tout n'édifie pas. Que personne ne cherche son avantage particulier, mais celui de son prochain ^. »
L'Apôtre nous enseigne donc que ce qui est permis, ou plutôt, ce qui n'est défendu par aucune loi de Dieu, doit être accompli cependant par esprit de charité 2. Pour ce qui concerne la séparation de deux époux dont l'un est infidèle, il est permis au chrétien de le faire, puisqu'elle ne s'oppose pas à la justice divine; mais si le païen consent à demeurer avec son conjoint, il est à la fois permis et avantageux de ne pas s'en séparer; car, en obéissant à un conseil sans cependant transgresser aucun préceptie, il peut coopérer à la conversion des âmes à la foi du Christ.
Quand l'Apôtre intervient ici et défend par ses conseils d'accomplir une action que Dieu a laissée à la délibératloh de la volonté de l'homme, que personne ne pense que ce conseil ne soit pas inspiré par le Saint-Esprit. Et s'il vient du Saint-Esprit, il vient aussi du Christ, puisque les œuvres de la Trinité sont inséparables. Par conséqueht, le conseil de saint Paul est un enseignement divin donné selon Dieu et selon l'Esprit, dont il dit ailleurs : « puto autem, et ego spiritum Dei habeo » (I Cor., vu, 40) 3.
L'oubli de ce conseil ne peut pas être appelé bon, quoiqu'il ne soit pas un péché ^.
1. Ibicl., X, 22-24 : « Omnia mihi lioita simt, sed non omnia expediunt; omnia mihi lioita sunt, sed non omnia aedificant. Nemo quod suum est quaerat, sed id quod alterius est. »