‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 114 sur 176 · IMcl.,.i9, p · texte numérisé non relu

IMcl.,.i9, p

2. IMcL, 25, p. 379 : « Proptcr quodlibet tamon fornicationis genus, sivc Garnis sive spiritus, ubi et infidelitas intelligitur, et dimisso viro non licet alteri nubere et dimissa uxore non licet alteram ducere, quoniam Dominus nuUa exceptione facta dicit : si uxor dimiserit virum suum et alii nupserit, moechatur,.. »

Saint Augustin applique cette même règle à l'époux païen répudié, puisqu'il appelle adultérin le mariage que ce païen contracte du vivant du conjoint fidèle ^.

Ces deux textes sont assez clairs pour ne permettre aucun doute sur sa pensée.

Cependant, quelques pages auparavant, il formule une explication qui peut offrir certaines difficultés à ce sujet. Il écrit : « Cur ergo non expédiât etiam infidèles conjuges dimitti a fidelibus, causa evidenter expressa est. Non enim propter vinculum cum talibus conjugale servandum, sed ut adquirantur in Christo, recedi ah infidelibus conjugibus Apostolus vetat^. »

En prenant ce passage à la lettre, on pourrait conclure que saint Augustin dit le contraire de ce qu'il affirme ailleurs.

Quelques auteurs l'ont traduit dans ce sens, que « l'Apôtre défend aux époux chrétiens de se séparer de leur conjoint infîdèje, non pas qu'ils soient tenus de garder le lien d'un tel mariage, mais pour gagner des âmes à Jésus-Christ ». Ils concluent que selon le saint Docteur Tépoux converti peut quitter le païen, et contracter une nouvelle alliance, le lien indissoluble du mariage n'existant plus ^. Peut-être n'aurait-on rien à dire contre cette interprétation, si saint Augustin n'affirmait clairement le contraire en deux passages du même livre.

Les traducteurs des œuvres de saint Augustin \ jugeant comme impossible cette contradiction, traduisent le texte en question : « Pour défendre une pareille séparation entre

1. IMd., 18, p. 369 : « Sicut est,.... discess.io conjugis fidelis ab infldeli, quam non prohibet Dominus praecepto legis, quia coram illo injusta non est, sed prohibet Apostolus consilio caritatis, quia infidelibus affert impedimentum salutis : non solum quia perniciosissime scandalizantur offensi, verum etiam quia in alia conjugia cum oeoiderint viventibus eis, a quibus dimituntur, adulterinis nexibus oolligati difficilime resolvuntur. »

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