‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 115 sur 176 · ma., 13, p · texte numérisé non relu

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3. Klee, Lehrbuch dcr Dogmengcschichte, t. II, p. 299 : « Augustin wiederholt allenthalben... dass der Glaeubige, welclier mit einem Unglaeubigen vermaehlt ist, an denselben nicht unauflpesbar gebunden ist, aber von der ihm zustehenden Freiheit dennoch keinen Gebrauch machen soll, um so Ghristo mehr Seelen zuzufiihren. »

. 4. Ed. Vives, t. XXI, p. 601. Paris, 1869.

148 LA DOCTRINE DU MARIAGE SELOîT SAINT AUGUSTIN

deux époux de religion différente, saint Paul ne s'appuie pas sur le lien conjugal qu'ils doivent d'ailleurs garder, mais sur l'avantage de gagner des âmes à Jésus-Christ. » Cette traduction semble vouloir introduire à tout prix dans le texte ce que l'on sait par d'autres passages de saint Augustin.

Le contexte cependant rend inutile l'explication, forcée peut-être, du moi servandum.

Saint Augustin veut démontrer à Pollentius que la défense de l'Apôtre n'a que la force d'un conseil. Il est permis à l'époux chrétien de renvoyer l'infidèle, parce que le Seigneur ne lui défend pas de s'en séparer; mais il ne lui est pas avantageux de le quitter, parce que saint Paul lui conseille de demeurer avec lui. Licet, sed non expedit, c'est la phrase que saint Augustin répète constamment dans ce chapitre et dans les suivants. Il est permis de se séparer, parce qu'on n'est pas tenu de rester avec le conjoint infidèle, mais il vaux mieux ne pas l'abandonner, afin de le convertir à Jésus- Christ. Tel est le sens du texte discuté.

Le vinculum servandum ne se rapporte dans ce passage qu'au devoir de la cohabitation, auquel le chrétien n'est pas tenu, si l'autre partie reste infidèle. Il ne le respectera que par esprit dé charité, afin de convertir le païen au christianisme. De la sorte, ce texte ne contredit pas les autres, où saint Augustin exprime clairement que le lien conjugal reste indissoluble, même dans le cas où l'un des époux se convertit et l'autre demeure infidèle, et qu'il n'est permis à aucun d'eux de contracter un second mariage, tant que tous les deux sont vivants i.

La restriction que nous apportons au sens du mot vinculum ne doit pas surprendre, puisque saint Augustin emploie ce même mot en d'autres endroits pour signifier, soit le lien indissoluble du mariage, soit simplement le devoir de la cohabitation.

1. Klee, loc. cit., allègue encore un autre texte de saint Augustin {De Diversis quaest. LXXXIII, q. 83, P. L., XL, col. 100), où il trouve la même doctrine. Nous avons déjà cité ce texte, v. art. 3, p. 137. Il est évident que saint Augustin ne s'y rapporte qu'à la question de la séparation.

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