‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 118 sur 176 · Epist. SS, 5, G. V., XXXIV, 1, p · texte numérisé non relu

Epist. SS, 5, G. V., XXXIV, 1, p

5. In Joan. evang., VIII, 4, P. L., XXXV, col. 1452 : « Quis offeret tanta sponsae suae? Offerant homines quaelibet ornamenta terrarum : aurum, argentum, lapides preoiosos, equos, mancipia, fundos, praedia; numquid aliquis offeret sanguinem suum? » > *

6. Sermo 51, 13, P. L., XXXVIII, col. 345. — Gette coutume était fixée

paranymphi^. On lisait publiquement devant tous les témoins les actes du contrat matrimonial (tabulae matrimoniales) 2. Ce document spécifiait le but du mariage : — la génération. C'était pour cette fm que les parents donnaient leur fille, et que le fiancé la recevait comme épouse ^. En disant que les tabulae étaient signées par l'évêque ^, saint Augustin nous apprend que le mariage était célébré devant l'autorité ecclésiastique.

Il semble que la lecture des tabulae était une des cérémonies lés plus importantes dans la célébration du mariage. Saint Augustin y revient plusieurs fois. Il donne à entendre que les fiancés s'appartenaient définitivement après la lecture de ce document, et l'appelle l'instrument du contrat s.

Il inentionne aussi d'autres points du rituel qu'on observait à l'occasion du mariage ou même des fiançailles : votorum solemnitas et convivii celebritas et dotis 8estim.atio et conscriptio tabularum. ^. Les solennités du mariage se prolongeaient durant sept jours '^.

par un des Statuta Ecclesiae antiqua (XIII) : « Sponsus et sponsa cum benedicendi sunt a sacerdote, a parentibus suis vel paranymphis offerantur. » Mansi, t. III, col. 752.)

1. Le traducteur de Héfélé rend paranymphus par garçon d'honnew\ et dit que cette expression, quoique insuffisante, est le terme qui exprime le mieux la fonction très réelle et compliquée jadis du paranymphus. — HÉFÉLÉ, Histoire des Conciles, t. II, -P*' partie, p. 113. Paris, 1908. • — Saint Augustin dit que le paranymphus était Vamicus interior, conscius secreti cubicularis. {Serma WS, 7, P. L., XXXVIII, col. 1332.)

2. Klee traduit tabulae matrimoniales par « Vermaehlungsacten ». Die Ehe, p. 130.

3. Sermo 51, 13, P. L., XXXVIII, col. 345 : « Nisi ad hoc dentur, ad hoc accipiantur uxores, quis sana fronte dat filiam suam libidini aliena'e? Sed ut non erubescant parentes, cum dant, recitantur tabulae... Erubescat et maritus aliter accipere, si erubescit pater aliter dare. »

4. Sermo 332, 4, P. L., XXXVIII, col. 1463 : « Istis tabulis subsoripsit Episcopus. »

5. Sermo 51, 13, P. L., XXXVIII, col. 345 : « Gaeterum qui uxoris carnem amplius appétit... contra ipsas tabulas facit, quibus eam duxit uxorem. >> — Sermo 37, 6, P. L., XXXVIII, col. 225 : « Tabulas matrimoniales instrumenta emptionis suae députât (uxor). » — Confess. IX, 9, G. V., xxxiii, 1, p. 213 : « ...ex quo illas tabulas, quae matrimoniales vocantur, recitari audissent, tanquam instrumenta,- quibus ancillae factae essent, deputare debuisse. » •

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