‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 124 sur 176 · Cf. MiGNE, P. L., XLl, col. 459, nota a · texte numérisé non relu

Cf. MiGNE, P. L., XLl, col. 459, nota a

DOCTRINE DU MARIAO!?. 11

162 LA DaCTRINJS DU MABIAGE SELON SAINT AUGUSTIN

enim in deliciis egerint in Christo, nubere voluni, habentes damnationem, quoniain primam fidem. irritam fecerunt. » Elles ont renoncé volontairement à leur vœu, pour jouir des plaisirs du mariage. La foi qu^elles avaient juré à Jésus- Christ a été violée par rinconstance de leur esprit. Rien (l'étonnant donc qu'elles aient encouru leur condamnation, en promettant à un homme, par le contrat conjugal, ce qu'elles avaient offert entièrement au Christ l.

Après le vœu, il est illicite non seulement de se marier, mais encore de désirer le mariage. Car l'Apôtre ne dil pas, — cum in deliciis egerint in Christo, nubunt, mais il dit, — nubere volunt. Ce n'est donc pas seulement le fait du mariage, ce n'est même pas précisément le mariage, mais c'est l'acte de la volonté renonçant aux engagements du vœu, qui mérite la condamnation s.

L'infidélité au vœu de continence est pour saint Augustin un crime plus grave que l'adultère, quoiqu'elle ne soit pas un adultère. Car si Jésus-Christ est gravement offensé, lorsqu'un de ses membres n'observe plus la fidélité due à son conjoint, il doit l'être beaucoup plus, lorsque cette foi est violée envers lui. La profanation du vœu devient d'autant plus blâmable que celui-ci a été prononcé en toute liberté. Quand on ne rend pas à Dieu ce qu'on lui avait promis sous l'inspiration d'un simple conseil, on est d'autant plus criminel que l'infidélité retombe sur un engagement tout à fait libre ^.

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