De bono vîd., 8, G. V., xlt, 3, p
2. Ibid., 9 : « In oonjugali quippe vinculo si pudicitia conservatur, damnatio non timetur ; sed in .viduali et virginali oontinentia excellentia muneris amplioris expetitur : qua expetita et electa et voti débite oblata jam non solum capessere nuptias, sed etiamsi non nubatur, nubere vello damnabile est... Non quia ipsae nuptiae-vel talium damnandae judicantur, sed damnatur propositi fraus, damnatur fracta voti fides, damnatur non susoeptio a bono inferiore, sed ruina ex bono superiore; postremo damnantur taies, non quia conjugalem Mem posterius inierunt, sed quia continentiae primam fidem irritam fecerunt. »
3. Ibid., 11, p. 320 : « Si enim, quod nulle modo dubitandum est, ad olîensionem Ghristi pertinet, cum membrum ejus fidem non servat marito, quanto gravius offenditur, cum illi ipsi non servatur fides in eo quod exigit oblatum, qui non exegerat offerendum ! Cum eni^m quisque non reddit, quod non imperio compulsus, sed consilio commonitus vovit,
Rien donc ne peut rendre licite le mariage contracté après rengagement du vœu de continence. Même la conversion d'un infidèle à la foi chrétienne ne saurait être un motif suffisant pour le permettre^. S'il a été fait sans aucune condition, on ne pourra s'en dispenser sous aucun prétexte; — « nulla conditione rumpenda sunt, quae sine ulla conditione voverunt^ ».
Bien que le mariage contracté après le vœu de virginité, ou de continence, soit un crime, saint Augustin est d'avis qu'il est quand même un vrai mariage.
Quelques-uns affirmaient le contraire, en s'appuyant sur ce qu'on dit communément, que le Christ est l'époux de celles qui lui ont voué leur virginité^. On raisonnait de cette sorte : si une femme devient adultère, lorsqu'elle se marie à un autre du vivant de son époux, il s'ensuit nécessairement qu'une femme, ayant choisi par vœu Jésus-Christ comme son époux, commet un adultère si elle se marie à un homme, puisque le Christ est toujours vivant.
Ce raisonnement, saint Augustin en convient, ne manque pas d'une certaine justesse; mais on ne considère pas assez de combien d'absurdités il est la source!
L'Evangile taxe d'adultère celui qui épouse une femme liée en mariage. D'autre part, il est licite et même louable
tanto magis fraudati voti auget iniquitatem, qiianto minus habuit vovendi neoessitatem. »
1. De adult. conj., ï, 24, Ibid., p.. 377 : « Non solum autem moecliandum non est, quod fa oit non quidem, sed omnis qui dimittit uxorem suam et duxit alteram, etsi propterea duxerit ut faoiat christianam, sed ctiam quisquis non alligatus uxori continentiam Deo voverit, nullo modo débet ista compensatione peccare, ut ideo credat uxorem sibi esse ducendam, quia promisit quae nuptias ejus appétit, futuram se esse christianam. » — Cf. Sermo 260, P. L., XXXVIII, col. 1202.