‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 129 sur 176 · De achat, conj., I, 21, G. V., xlt, 3, p · texte numérisé non relu

De achat, conj., I, 21, G. V., xlt, 3, p

CÉLÉBRATION, VALIDITÉ ET EMPECHEMENTS DU MABIAGE 169

tiano nubens). De la sorte, il ne reste aucun passage du Nouveau Testament, où Ton puisse voir clairement un précepte du Seigneur défendant aux chrétiens de se marier avec des infidèles ^.

Il faut remarquer cependant le point obscur que le saint évêque trouve dans la doctrine de saint Paul. Il ne parvient pas à y découvrir un précepte, mais il ne formule pas non plus des affirmations, absolument catégoriques ; — « aut Hcere creditum est aut velut dubium derelictum » (De fide et oper., 19); « non... sine ambiguitate declaratum esse recolo » (De adult. conj., I, 25).

Sur ce point, l'opinion de saint Augustin a subi un peu l'influence des autres auteurs, surtout de saint Cyprien, auquel révêque d'Hippone fait toujours allusion; — « quamvis beatissimus Cyprianus inde non dubitet nec in levibus peccatis constituât, jungere cum infidelibus vinculum matrimoniij atque id esse dicat prostituere gentilibus membra Christi^ ».

L'obscurité des textes bibliques et la coutume plus ou moins introduite par la force des circonstances lui permettaient de dire que l'on ne réputait plus pour un péché le mariage entre chrétiens et infidèles. D'autre part, le même doute où le laissaient les paroles de saint Paul et le sentiment contraire des autres saints Pères, le poussaient à ne pas affirmer sans réserve la licéité de pareilles unions. C'est pourquoi, en présence des funestes conséquences de ces mariages, il enseigne qu'il faut employer tous les moyens pour les empêcher, afin de s'affranchir des perplexités d'une situation douteuse ^.

Ce sont surtout les inconvénients dangereux pour la partie chrétienne qui ont porté saint Augustin à répondre dans

1. Ibid., 25, p. 378 : « Non enim temporc revelati testamenti novi in evangelio vel iillis apostolicis litteris sine ambiguitate declaratum esse recolo, utrum Dominus prohibuerit fidèles infidelibus jungi. »

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