ma. Cf. De fide et oper., 19. Ibid., p
3. De fide et oper., 19. Ibid., p. 81 : « Quae autem dubia omni modo conandum est, ne fiant taies conjunctiones. Quid enim opus est in tantum discrlmen ambiguitatis caput mittere? »
une de ses lettres, qu'il ne pouvait pas accorder une chrétienne à un païen ^.
Il s'agit ici d'une jeune fille chrétienne, confiée à la protection de l'Eglise, qu'un certain Rusticus avait demandée en mariage pour son fils païen. Saint Augustin avait déjà écrit à l'évêque Benenatus à propos du m^ariage de cette jeune chrétienne, en lui disant qu'il fallait l'allier plutôt à une famille catholique ^. Dans une autre lettre, il lui indique les raisons qui l'obligent à ne pas acquiescer aux désirs de Rusticus.
Tout d'abord la jeune fille, quoique très jeune encore, se proposait de garder la virginité. D'autre part, l'Eglise s'était chargée de lui accorder sa protection, ce qu'on ne saurait concilier avec le choix d'un fiancé païen. Enfin, il appar« tenait de droit aux parents de la promettre en mariage ^. C'est pourquoi, en faisant allusion à ces trois raisons, saint Augustin répond au père du prétendant : « Si enirn tu, cum certissime noveris, etiamsi nostrae absoliitae sit potestatis quamlibet puellam in conjugium tradere, tradi a nobis christianam nisi christiàno non posse, nihil tamen mihi taie de filio tuo, quem adhuc paganum audio, promittere voluistî; quanto magis ego, propter illa quae in epistola memorati fratris met (Benenati) légère poteris, quidquam de illius puellae conubio spondere non debeo, etiamsi quod dixi de filio tuo non tantum promissuin tenerem, sed jam etiam fàctum esse gauderem ^.^ »
Il est aisé de comprendre que si le saint évêque ne pouvait pas promettre la jeune fille, eu égard aux raisons indiquées, il le pouvait moins encore dans ce cas, où le fiancé était un païen. En disant que Rusticus, quoique païen, devait certainement savoir — cum certissime noveris — qu'il n'était pas permis de donner une chrétienne à un infidèle.