Cf. Bellarmin, loc. cit
3. Bellarmin explique le minimum -et le magnum ^ar la différenoe de dignité existant ent^re les hommes et Jésus-Christ : « Diclt (Auigustinus) sacramentur magnum esse. in Christo et in Ecclesia, minimum autem in hominitous oonjjugatis'; -quia ni>m-irum singuii qulque fidèles oonjugati minimi.suntrespec.tu Christi et Ecclesiae » {loc. cit.). Cette interprétation nous semble un peu déplacée. Le sens du texte augustinien pourrait se rendre ainsi : il y a e-nire le €kri&t et l'Eglise et entre l'homme et la femme mariés le sacramentum (lien) d'une union inséparable, sacramen^ tum qui chez le Christ et l'Eglise est grand, petit chez l'homme et la femme. Si saint Augustin appelle ce sacramentum indissoluble {conjunctionis inseparaMlis) aussi hien dans le Christ que dans l'homme, quoique grand dans le premier et petit dans le second, la raison en est, comme nous venons de 1b dire, -que le Tien entre le -Christ et l'Eglise est indissoluble éternellement, entre l'homme et la femme il ne l'est que pour la vie. C'est ce que le saint Docteur nous apprend dans le même livre {De nupt. et conc, I, 10, p. 222) : « Hujus procul dubio sacr.amenti res est, ut mas et femina conubio C0;pulati -quamcliu vivunt inseparabiliter persévèrent, oae.c liceat excepta causa .fornicationis a conjug-e oonjugem dirimi. Hoc enim custoditur in Christo et Ecclesia, ut vivons cum vivente in aeternum nullo divortio separetur. »