De gen. ad litt., IX, 11, C. V., xxviii, 1, p
2. Gregor. Nyss., De homims Opificio, 17, P. G., t. XLIV, col. 190: Ghrysost., De virginUate, 14 et 17; In genesim homîlia 15, 4 et Homiliae 8, 4. — Saint Augustin fait allusion à ces opinions dans le De bono conj., 2, G. V., XLT, 3, p. 188 et dans le De gen. ad litt., IX, 9, G. Y., xxyiii, 1, p. 279.
ner toutes les autres raisons de sa création, pour rappeler seulement la procréation des enfants.
Enfin, il ne faut pas oublier que saint Augustin ne fait pas toujours suivre l'exposition de sa doctrine par des explications accessoires, qui éclaircissent son idée sur la noblesse et la moralité du mariage et de l'acte conjugal. C'est pour les honorabiles nuptiae et thorus immaculatus , que la femme a été créée comme une aide de l'homme. Là nul trouble de la concupiscence ne devait dérégler. Tordre de la nature {sine ullo inquieto ardore libidinis), si le péché n'eût pas dérangé cet ordre. Par contre, la volonté devait toujours dominer, et sans le moindre effort, toute la vie sexuelle ^.
Les deux sexes opèrent la génération en vertu de la fécondité, dont Dieu les a doués. Saint Augustin insiste souvent sur l'origine divine de la fécondité humaine, et l'affirme de mille manières contre ses adversaires manichéens, lesquels y voyaient une œuvre du Principe mauvais, qui aurait été le créateur du premier homme.
La coopération efficace de Dieu dans la génération de l'être humain, dont nous avons parlé, met en relief la pensée du saint docteur.
Le corps humain reçoit sa vertu reproductrice de la même source, qui lui a donné l'existence par la création '^. La fécondité naturelle est une œuvre de Dieu, comme le sont les sexes et leur union ^. La semence de l'homme, où est déposée la fécondité, est aussi une créature de Dieu, n'ayant rien de mauvais en elle-même, et n'étant pernicieuse qu'à ceux qui en font un mauvais usage ^. La vertu germinative