‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 15 sur 176 · De nupt. et conc, II, 4, G. V., xlii, 2, p · texte numérisé non relu

De nupt. et conc, II, 4, G. V., xlii, 2, p

3. IMd., II, 5, p. 265 : « Respondemus itaque... et diversitas sexuum pertinet ad vasa gignentium et utriusque commixtio ad seminationem pertinet filiorum, et ipsa fecunditas ad benediotionem pertinet nuptiarum. Haec autem omnia ex Deo. »

4. De bono conj., 16, G. V.. xli, 3, p. 211 : « Semin enim hominis es qualicumque homine Dei oreatura est, et ex maie utentibus maie erit non ipsum aliquando malum erit. » — Cf. C. Jul. op. imp., II, 41, P. L. t. XLV, vol. 1159. -^ |iiô

BASE DE LA DOCIRJiNE DU aJARIAGE il

de cette semence, preuve ineffable de la Sagesse divine par laquelle tout a été créé, Dieu l'a introduite dans la nature de l'homme ^. Ainsi la fécondité et cette admirable énergie des germes, de même que la vertu plus surprenante encore qui les produit, restent inhérentes et en quelque sorte identifiées au corps de l'homme, comme un bien qu'il a reçu de son Créateur 2.

L'instinct de la génération devient dès lors une conséquence immédiate de cette disposition de la nature et une propriété naturelle de l'homme. Personne ne peut douter que cet instinct ne soit un bien, car le nier ce serait méconnaître que Dieu est l'auteur de tout être créé, terrestre ou céleste, mortel ou immortel. Les animaux eux-mêmes possèdent cet instinct, qui les porte à contracter comme une sorte de mariage pour engendrer et nourrir leurs petits ^,

Dans l'homme cet instinct est naturel; il est comme une voix de la saine, raison et non un entraînement de la concupiscence sans frein ^; il persiste toujours dans la nature mortelle comme une force la poussant au désir de se perpétuer et de se survivre à travers les vides causés par la mort.

1. De pecc. orig., 35, G. V., xlii, 2, p. 198 : « Illa Dei verba : crescite et multiplie amini, non est damnandorum praedictio peccatorum sed fecundatarum benedictio nuptiarum. His enim Deus incffabilibus suis verbis, id est divinis rationibus, in suae sapientiae per quam facta sunt omnia veritate viventibus vim seminis indidit primis hominibus. »

2. De civrDei, XXII, 24, C. V., 2, p. 642 : « nec illam vim mirabilem seminum, immo etiam mirabiliorem qua effloiuntur et semina, indilam corporibus humanis et quodam modo intextam peccati vitiura potuit auferre, quo nobis impacta est etiam nécessitas mortis. »

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