‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 150 sur 176 · In ps. LxxxvT, 4, P. L., XXXVII, col · texte numérisé non relu

In ps. LxxxvT, 4, P. L., XXXVII, col

LE iMARïAGE EN TANT QUE « SACRAMENTUM » 205

Celui-ci base son argument sur l'essence même du sacramentum du mariage, sur la res sacramenti, qui pour saint Augustin consiste dans l'indissolubilité : Si l'essence du sacrement — écrit Schanz — consiste dans l'indissolubilité, alors même que le mariage est stérile par impuissance ou par continence des époux, il faut faire appel, non à une grâce commune, mais à une grâce spéciale analogue à la grâce de l'union de Jésus-Christ avec l'Eglise. Le mariage est un signe de la grâce; la res sacramenti, c'est-à-dire l'indissolubilité, doit être, par conséquent, l'effet de cette grâce qui rend le lien conjugal durable à la vie. En outre, puisque l'indissolubilité, le sacrement, n'existe que dans l'Eglise, il faut conclure que le mariage chrétien est muni d'une grâce spéciale ^.

La conclusion de cet argument s'appuie sur des considérations auxquelles les textes de saint Augustin ne se prêtent pas.

Le mariage chrétien est bien, selon l'Evêque d'Hippone, la figure de l'union de Jésus-Christ avec l'Eglise. C'est là le sacramentum nuptiarum, dont l'effet, ou res sacramenti, est l'indissolubilité. Cette propriété du mariage avec toute son étendue dérive, selon saint Augustin, de l'indissolubilité de l'alliance du Christ avec l'Eglise; cela veut dire que le mariage chrétien est indissoluble du vivant des époux, parce que l'union, qu'il symbolise, est aussi indissoluble ; « hoc enim custoditur in Christo et Ecclesia, ut vivens cum vivente in aeternum nullo divortio separetur^ ».

Schanz ne comprend pas la rigueur de cette indissolubi-

1. Die Lehre von den hl. Sakramenten, p. 730 : « Dièse Unanfloeschlichkeit bezeiclinet Augustiniis geradezii als res sacramenti. Wenn aber das wesen des Sakraments selbst bei unfruchbaren und enthaltsamen Ehen in der unaufloesohlichen Verbindung besteht, so kann nioht bloss ganz im allgemeinen an irgend eine Gnade, sondern es muss an eine der Gnade der Verbindung des Haptes Christus mit der Kirche analoge speoielle Gnade, an eine besondere Gnade des Sakraments gedacht werden. Die Ehe ist ein signum, ein Zeichen der Gnade; die res sacramenti, das Bezeiohnete, muss die Wirkung der Gnade sein, welche di Kraft des unaufloeslichen consortium totius vitae verleiht. Nur in der Kirche ist die Unaufloeslichkeit der Ehe, das Sakrament, daher muss in ilir.die Ehe mit einer besondern Gnade ausgestattet sein. »

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