Cf. TixERONT, Histoire des dogmes, t. II, p
4. PoRTALiÉ, loc. cit., col. 2431. — Gf. Sghanz, Die Lehre von den hl. Sakramenten, p. 330.
dans d'autres textes où saint Augustin emploie la res sacramenti en se rapportant à d'autres sacrements ^.
Les passages où saint Augustin fait dériver du sacramentum des effets pour le mariage, sont les suivants : De nupt. et conc, I, c. 10, 11, 17 et 21; De hono conj., c. 7, n. 6-7 et c. 24; De sancta virg., c. 12; De bono vid., c. 4; De pecc. orig., c. 34; C. Jul. Pel., V, 12.
Dans tous ces passages, dont nous avons transcrit le texte dans les pages précédentes, on ne trouve que l'indissolubilité ou l'unité conjugales comme des effets du sacramentum. Les deux textes transcrits à l'instant sont remarquables.
Ailleurs saint Augustin trouve le bien du sacramentum dans le mariage de saint Joseph et de la sainte Vierge, parce que les deux saints époux n'ont jamais fait divorce 2. Dans la suite il expose que le sacramentum a pour effet de maintenir le mariage où la génération n'est plus possible ^.
Dans le De bono conjugali, le sacramentum est également la seule raison qui légitime toute la rigueur de l'indissolubilité du mariage chrétien *.
Au livre De bono viduitatis saint Augustin revient aux trois biens du mariage dont l'un est sacramentum indissolubile, qui unit les (conjoints pour toute leur vie ^.
Ailleurs le sacramentum trouve toute son explication
1. Palmieri {De matrîmonio christiano, p. 57) opine que l'on ne peut mieux comprendre certains passages de saint Augustin sur le mariage qu'au sens d'un sacrement proprement dit. Il en donne la raison : « Gum praesertim haec loquendi ratio res sacramenti ab Augustino adliiberi soleat oum de sacramentis proprie dlctis sermonen habeat. » Cet argument pourrait avoir quelque valeur, si saint Augustin n'avait pas expliqué ce qu'il entend par res sacramenti du mariage.
2. De nupt. et conc, I, 11, C. V., xlii, 2, p. 225 : « Omne itaque nuptiarum bonum impletum est in illis parentibus Ghristi..., sacramentum, quia nullum divortium. »
3. Ibid., 17, p. 231 : « Solum (sacramentum) est enim quod etiam stérile conjugium tenet jure pietatis jam spe fecunditatis amissa. »
4. Ghap. VII, n. 7, G. V., xli, 3, p. 197. L'indissolubilité est encore énoncée comme le seul effet du sacramentum dans le De sancta virg., 12, Ibid., p. 224 : « Habeant conjugia bonum suum, non quia filios procréant, sed quia honeste, quia licite, quia pudice, quia socialiter procréant et procreatos pariter, salubriter, instanter educant, qiiia tori fldem invicem servant, quia sacramentum conubii non violant. » Ici on dira plutôt que l'indissolubilité est le sacramentum lui-même.